Un moment de recueillement devant une relique de Marguerite Bourgeoys pour sœur Mariana de Jesús Sagastume Ventura et sœur Claudia Margarita Juarez Juarez
Photo, CND, 2010

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Marguerite, son courage et sa foi : biographie d’une pionnière en Nouvelle-france

Adaptation de l’introduction du volume de Patricia Simpson, CND, Marguerite Bourgeoys et Montréal,1640-1665, traduction de Simone Poissant (Montréal, McGill-Queen’s University Press, 1999)

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1. La première éducatrice de Montréal

Marguerite Bourgeoys, native de Troyes, ancienne capitale de la Cham­pa­gne, était arrivée en 1653 dans une Ville-Marie encore nais­san­te et minuscule, exposée à de nombreux dangers. La ville de Montréal que nous connaissons doit son origine à un groupe d’hom­mes et de femmes dévots de la France du XVIIe siècle, dont le rêve était de partager avec les peuples autochtones du Nou­veau Monde.

Dans l’espoir de réaliser cet objectif, ils entreprirent de s’établir dans l’île de Montréal, dans la colonie appelée Nouvelle-France. L’é­ta­blis­se­ment devait incarner l’idéal chrétien décrit dans les Ac­tes des Apôtres de manière à attirer les Amérindiens, tout com­me les premières communautés de chrétiens du monde mé­di­ter­ranéen avaient attiré leurs adeptes, au début de l’Église.

Pour atteindre ce but, ils ont institué en France la Société de No­tre-Dame de Montréal, en 1640, et deux ans plus tard, en mai 1642, Ville-Marie était fondée dans l’île de Montréal.

L’arrivée de Marguerite Bourgeoys, onze ans après la fondation de Ville-Marie, réalisait une partie du dessein initial qui pré­voyait l’éducation des enfants de la colonie. Elle accom­pagnait « la re­crue des cent hommes » sur laquelle on comptait pour sauver Vil­le-Marie qui, en 1653, faisait face à une terrible alternative : l’a­ban­don du nouveau poste ou l’extinction de ses habitants.

Pendant la traversée qui l’amenait de la France vers le Canada, el­le a soigné les malades et réconforté les mourants. C’est alors que ses compagnons de voyage, les futurs colons, commencèrent à l’appeler « sœur ». Depuis ce moment et jusqu’à sa mort, le 12 jan­vier 1700, elle s’est entièrement consacrée au bien-être de la po­pu­la­tion de Montréal.

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