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Une sainte vient nous rencontrer : Marguerite Bourgeoys

Michelle Lamoureux, CND

EN CETTE ANNÉE  DE LA VIE CONSACRÉE

Une sainte vient nous rencontrer : Marguerite Bourgeoys

(1re partie : l’appel de l’Amour)

Nous sommes à Troyes en Champagne. Le 7 octobre 1640, au cours d’une procession en l’honneur de Notre-Dame-du-Rosaire, une jeune fille de 20 ans est saisie par la beauté d’une statue de la Vierge. Elle a nom Marguerite. Elle nous dit dans ses écrits : « Je la trouvai très belle et, en même temps, je me trouvai si touchée et si changée que je ne me reconnaissais plus ».

Un regard : voilà « l’étincelle inspiratrice ». De ce regard nous sommes nées, nous les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.

Suite à la grâce de ses 20 ans, Marguerite n’a qu’un désir : se livrer tout entière à Celui qui vient de lui révéler son amour à travers le regard de Marie. Elle a beau frapper à la porte de monastères, elle entend dans son cœur : Non, Marguerite, ta place n’est pas ici. Mais qu’attends-tu de moi, Seigneur?… Longue est l’attente!

Vient – enfin – l’appel : Quitte ton pays; on t’attend là-bas, au-delà de l’océan, à Ville-Marie, une humble bourgade dans un pays à naître. Telle sera pour toi « la périphérie »… Avec « la grande recrue », Marguerite prend la mer, n’ayant pour tout bagage que sa foi, son espérance et son amour, riche de la promesse de Marie : « Va, je ne t’abandonnerai pas ».

« Va, je ne t’abandonnerai pas ». Vous et moi, disciples de Jésus, avons sans doute entendu une parole semblable à l’intime, une invitation à la confiance. Comment l’avons-nous accueillie?

Que Marie nous adresse cette parole de réconfort chaque fois que nous avons à vivre un grand Oui…

(2e partie : la réponse de l’aimée)

1653. Sous un ciel d’automne froid et inhospitalier, Marguerite Bourgeoys débarque à Ville-Marie, ayant quitté sa Champagne natale et traversé l’océan, avec cette promesse de Marie dans le cœur : « Va, je ne t’abandonnerai pas ».

Voilà où la conduit l’Amour. La colonie naissante – que d’aucuns considéraient comme une « folle entreprise » – attendait un cœur missionnaire pour le soutien des jeunes familles et l’éducation des enfants à venir. Ici donc va s’accomplir le désir qui habite Marguerite depuis l’appel entendu lors de ses 20 ans; ici prend forme sa réponse : consacrer sa vie au Seigneur, suivre Jésus de façon radicale, vivre l’Évangile à la manière de Marie que la foi met en route, en toute hâte, vers la maison de sa cousine Élisabeth… C’est le mystère de la Visitation de Marie.

Peut-être as-tu le goût d’aller voir ce qui se passe dans cette maison? L’évangéliste saint Luc se fera un plaisir de t’y introduire. Il te dit : « Va au chapitre 1er de mon Évangile et laisse les yeux de ton cœur parcourir la route entre  les versets 39 et 56 ». Quelle beauté! Tu trouves là un climat de joie contagieuse, de communion fraternelle où l’Esprit agit avec puissance, où les personnes se donnent Dieu mutuellement. Il y a, d’une part, l’émerveillement pour ce que Dieu fait en chacune de nos vies dans la simplicité du quotidien et, d’autre part, une charité douce et humble envers l’autre qui donne à ta sœur, à ton frère, de goûter la tendresse du Père.

Telle a été l’inspiration de Marguerite Bourgeoys, le secret de sa sainteté, le secret d’une « vie humble, pauvre et petite », selon son expression. Telle est la spiritualité qu’elle a léguée aux jeunes femmes qui se sont jointes à elle depuis trois siècles. Tel est notre héritage à nous, les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.

 

 

 

 

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