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« C’est par le baptême que nous sommes tous consacrés ! »

Denys Chouinard, archiviste retraité de la CND

Le dimanche 17 mai en après-midi, la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours baignait dans une splendide lumière. Le public y circulait, certains pour découvrir les lieux, d’autres pour prier et quelques personnes pour répondre à l’invitation du Centre Présence religieuse intercommunautaire (PRI). En l’année de la vie consacrée, le PRI avait organisé la visite de douze lieux de communautés religieuses à Montréal, Laval et Trois-Rivières, sous le thème Au-delà des murs. Un regard sur la vie consacrée au Québec. À la Chapelle Bon-Secours, la Congrégation de Notre-Dame offrait une rencontre avec deux de ses membres, sœur Francine Fournier et sœur Sheila Sullivan.


Dès le départ, les portes ouvertes prenaient tout naturellement l’allure d’une tournée de la chapelle et d’une partie du musée attenant. Les deux guides se partageaient l’animation, conduisant le groupe successivement de la chapelle (introduction, présentation du tombeau de Mère Bourgeoys et de la statuette de la Vierge donnée par le baron de Fancamp) à la salle du Vrai Portrait et à deux autres où se trouvent les dioramas holographiques et les vitrines de figurines sur la vie de Marguerite Bourgeoys. C’était en quelque sorte l’entrée en matière pour le sujet du jour, soit la vie des religieuses de la Congrégation de Notre-Dame en 2015.

Dans une salle de réunion, la discussion s’est engagée avec enthousiasme entre les visiteuses et les deux religieuses. De toute évidence, les personnes présentes (certaines de la génération des baby boomers et deux autres plus jeunes accompagnées de leurs enfants) étaient désireuses d’exprimer leur reconnaissance pour une œuvre d’éducation dont elles avaient probablement profité, de s’informer sur l’avenir des religieuses vieillissantes, de connaître les activités actuelles de la communauté et d’entendre parler de la relève.


C’est Sœur Fournier qui a d’abord animé la discussion. Elle a résumé à sa manière, avec une grande spontanéité, les trente-trois ans de sa vie religieuse en Amérique centrale. Au Honduras durant seize ans, où elle a secondé le curé d’une paroisse, tout était à faire ; pour en arriver à une pastorale convaincante, il fallait d’abord créer des conditions de vie matérielles respectables. Cette tâche, dans une petite communauté dépourvue de ressources, l’a obligée à se surpasser; dans l’adversité, elle dit avoir découvert chez elle des capacités qu’elle ne soupçonnait pas. Malgré les difficultés de toutes sortes, la réalisation de projets lui a fait connaître une vie missionnaire empreinte de bonheur. C’est avec une fierté toute légitime qu’elle affirme que sa paroisse hondurienne est devenue au cours de sa mission la plus belle du pays.

L’expérience suivante au Guatemala, auprès de la population maya, a été du même ordre. Désireuse de contrer l’exode des plus jeunes vers la capitale du pays ou les États-Unis, elle a créé un centre culturel dispensant une éducation universitaire, comprenant un musée, une bibliothèque, un centre d’art, un centre pour les petits et une nouvelle église intégrant des traits caractéristiques de la culture autochtone. À nouveau, ce fut mission accomplie.

Pour sa part, sœur Sullivan a attiré l’attention sur le nombre encore important de religieuses de la Congrégation de Notre-Dame, soit près de 900. Elle a parlé de la relève qui provient largement d’Afrique et d’Amérique centrale. D’ailleurs, la vingtaine de novices actuelles de la Congrégation de Notre-Dame auront l’occasion de se rencontrer cet été à Troyes, en France, lieu de naissance de la fondatrice Marguerite Bourgeoys. Sœur Sheila a également mentionné que la Congrégation de Notre-Dame compte un groupe important de laïcs qu’on appelle les personnes associées. Ils sont plus de 900, des femmes et des hommes du Canada et des États-Unis, d’Amérique centrale, du Japon, du Cameroun et de France qui partagent avec la Congrégation le charisme de Mère Bourgeoys et qui s’appliquent à réaliser la mission d’éducation libératrice. L’invitation est lancée de se joindre à eux et de participer ainsi avec les religieuses, les religieux et les prêtres, à la vie consacrée, celle qui découle tout naturellement du baptême. Cette vision des plus inclusives de l’Église correspond bien à l’esprit du message de Marguerite Bourgeoys, celui qu’elle a laissé en héritage à ses compagnes et à nous tous et auquel une place de choix a été réservée dans la salle du Vrai Portrait :

Au terme de cette heureuse rencontre, il y avait une fort belle lumière qui sortait une fois de plus de la Chapelle Bon-Secours…

Au-delà des murs. Un regard sur la vie consacrée au Québec. Portes ouvertes organisées par le Centre PRI. Dimanche 17 mai 2015, visite de 15h30.

 

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