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Groupe Solidarité Justice

Groupe Solidarité Justice

Faire un pas de plus...

L'environnement prend de plus en plus de place dans nos préoccupations. Nous réalisons l'urgence d'agir: passer de la tête aux pieds en passant par le cœur. Nous avons fait nos premiers pas, mais nous nous demandons pourtant régulièrement comment et qu'est-ce qu'on peut faire pour presser le pas en visant un agir toujours plus cohérent. On veut faire un pas de plus sans faire trop de faux pas.

Lors d'une réunion du comité exécutif, nous avons fait un tour de table, question de ne pas tourner en rond et d'ajuster nos pas. Six personnes, une dizaine de recommandations émanant de notre assemblée générale, des idées toutes aussi intéressantes et pertinentes les unes que les autres. Pas à pas, nous avons déblayé le chemin, nous voulions nous mettre au pas. La sensibilité et l'intérêt de chaque personne manifestaient bien le parcours progressif de notre Groupe Solidarité Justice depuis plus de vingt ans.

Et si on faisait un pas de plus? L'automne et l'hiver nous offrent une terre à explorer. La terre-mère du Québec a nourri les familles de génération en génération. Pauvre en pesticides et herbicides chimiques, elle a produit un peuple fort et généreux, un peuple de bâtisseurs et de bâtisseuses. Si nous visitions la « terre de nos aïeux » et si nous jetions un regard sur la nourriture qui supportait leur marche? Nous pourrions refaire le choix de manger nos légumes-racines, nos fruits cultivés au pays, tous les produits que nous pouvons trouver à proximité et qui évitent les importations coûteuses et douteuses. Nous pourrions marcher dans les pas des métayères de l'Île-des-Sœurs qui nous faisaient manger en saison les fruits et les légumes de la saison... ce serait un pas de plus sur la voie de la cohérence.

Après le « VA » familier, je vous propose le « VIENS »! Le « VA » nous pousse en avant, le « VA » des premiers pas solos. Le « VIENS », c'est la main tendue vers l'autre, la main qui passe par le cœur et qui déplace les pieds: Le « VIENS » avec moi, « VIENS » avec nous, c'est le geste solidaire.

Puis, dans le « va-et-viens » nous serons d'accord pour le pas de danse!

Denise Brunelle, CND


Échange

Lors de leur rencontre du 1er novembre, les membres du comité exécutif, ont échangé, à partir du texte L’abolition des commissions scolaires, vue par Jean-Pierre Proulx, sur le projet de loi 40 que propose notre gouvernement. Plusieurs questions ont été soulevées dont la plus fondamentale est peut-être celle de la mission d’éducation par rapport à la réorganisation de l’administration scolaire. Les enfants restent-ils prioritaires ou donne-t-on plus d’importance à l’économie? Aurons-nous un projet éducatif par école donnant plus de possibilités aux riches de s’organiser? Les conseils d’administration dans leur composition donnent-ils la place nécessaire aux acteurs principaux que forme le personnel enseignant? Cet échange a donné le goût d’aller plus loin dans l’étude de ce projet de loi qui nous apparaît boiteux sous plusieurs aspects.

Pratique d’analyse

À la suite de la recherche précédente sur l’impact des changements climatiques sur les femmes, un bon temps de la rencontre a été consacré au partage d’informations et à l’analyse sur le « prendre soin de la terre nourricière » sous les aspects concernant les pesticides, la déforestation, la qualité de l’eau, les pratiques agricoles et l’agriculture urbaine. Une large part des informations partagées se retrouve ci-dessous sous la rubrique JUSTICE ÉCOLOGIQUE.

Formation à l’assemblée générale 2020

Un premier remue-méninges a permis d’entrevoir le contenu de la formation à l’assemblée générale du 18 avril 2020. Une orientation a été déterminée: Comme notre assemblée aura lieu alors que la Marche mondiale sera en branle depuis mars, nous en ferons le thème de notre rencontre annuelle. Compte tenu de nos capacités présentes, nous aurons à chercher notre comment marcher, comment on peut alléger nos pas en étant conscientes du pourquoi on marche.


Marche mondiale des femmes en l’an 2005

La Charte mondiale des femmes pour l’humanité

Les éléments majeurs de la MMF 2005 furent l’adoption de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité et le relais mondial de la Charte. Les déléguées de la Marche mondiale des femmes, réunies à Kigali (Rwanda) ont adopté, le 10 décembre 2004, la Charte mondiale des femmes pour l’humanité.

La Charte propose de construire un monde où l’exploitation, l’oppression, l’intolérance et les exclusions n’existent plus, où l’intégrité, la diversité, les droits et libertés de toutes et de tous sont respectés. Ce monde est basé sur l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix. La Charte comprend 31 affirmations qui décrivent les principes essentiels de base pour construire ce monde.

La Marche 2005

Le 8 mars à São Paulo au Brésil, avec 30 000 femmes dans les rues, s’amorce le relais mondial de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité, un voyage à travers 53 pays et territoires des cinq continents qui s’est terminé à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 17 octobre de la même année.

Dans chaque pays, les femmes réalisent un carré de courtepointe. Des dizaines de carrés assemblés composent la courtepointe de la solidarité mondiale. Cette œuvre collective illustre les valeurs portées par les femmes qu’elles ont inscrites dans la Charte mondiale des femmes pour l’humanité.

Au Québec

C’est dans la ville de Québec, le 7 mai 2005, que 15 000 personnes – femmes, hommes et enfants - ont accueilli la Charte mondiale des femmes pour l’humanité, arrivée par le traversier de Lévis en compagnie de déléguées internationales. Après une grande marche populaire dans les rues de Québec, conduite par une femme autochtone, la Charte mondiale des femmes pour l’humanité, transmise de main à main par plus de 2 000 femmes, a été portée devant l’Assemblée nationale du Québec.

Y sont portées les revendications québécoises inspirées des cinq valeurs de la Charte:

  • l’égalité, par une politique globale en matière de condition féminine et le maintien du Conseil du statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine;
  • la liberté, par une entente avec le gouvernement fédéral pour protéger les femmes migrantes victimes de trafic;
  • la solidarité, à travers la couverture des besoins essentiels des personnes à l’aide sociale et des étudiantes et étudiants qui reçoivent des prêts et bourses;
  • la justice, avec la fin des disparités de traitement entre les travailleuses et travailleurs atypiques, d’une part, et d’autre part, ceux/celles détenant le statut de salariés, et par des mesures d’intégration au travail;
  • la paix, à travers une grande campagne de sensibilisation et d’éducation sur dix ans contre la violence envers les femmes.

Revendications du Québec pour la Marche mondiale 2020

À l’assemblée du 28 octobre, les groupes membres de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes ont adopté les Revendications du Québec pour la Marche mondiale 2020, lesquelles avait fait l’objet d’une consultation au cours de l’été, consultation à laquelle nous avons participé. Voici la formulation de ces revendications.

La lutte contre la pauvreté des femmes et des familles

Reconnaître pleinement la valeur du travail des femmes en assurant un revenu qui couvre tous les besoins essentiels, notamment en haussant immédiatement le salaire minimum à 15$ de l’heure.

- Les violences faites aux femmes

Reconnaître et dénoncer toutes les violences faites aux femmes et contribuer à leur élimination notamment en déployant une campagne de sensibilisation et rehausser significativement le financement à la mission des organismes d’action communautaire autonome offrant des services spécifiques aux femmes.

- La destruction de l’environnement, agir sur les changements climatiques

Dans la perspective d’une transition écologique porteuse de justice sociale, nous exigeons du gouvernement qu’il mette en place des mesures d’accès à une alimentation de qualité à un prix accessible, basée sur une agriculture de proximité intégrant les principes de l’écoagrologie et de l’économie circulaire.

- Les femmes et les familles migrantes et immigrantes

Puisque les femmes migrantes et immigrantes sont victimes de discrimination systémique, nous exigeons les ressources suffisantes pour permettre leur intégration économique et sociale (des précisions seront ajoutées après consultation auprès des groupes concernés).

- Une cinquième proposition (à venir)

Une cinquième revendication en appui aux femmes autochtones proposée par Femmes autochtones du Québec (FAQ).


Prendre soin de la Terre nourricière

Dans le prolongement de la lecture des impacts des changements climatiques sur les femmes, voici des éléments de réflexion sur des conditions qui sont de nature à créer un environnement favorable à la santé des humains et de la nature elle-même.

À bas les pesticides! Les engrais chimiques sont largement utilisés pour lutter contre les bactéries, les insectes ravageurs, les mauvaises herbes et ce, entre autres dans les pays en développement. Cette pratique correspond à une vision commerciale qui exige une croissance rapide et compétitive. Vient, en conséquence, l’impact sur la santé, le gaspillage, la pollution de l’eau et de l’air, etc. Il importe que les agriculteurs trouvent des alternatives et se tournent vers des cultures biologiques.

Les semences représentent aussi un enjeu concernant le respect de la Terre mère. Elles sont soumises à des normes. Or celles-ci impliquent des brevets résultant des tractations entre les gouvernements émetteurs et les compagnies productrices. Une tendance se manifeste à créer des hybrides afin d’accélérer la production agricole. La vigilance s’impose afin d’assurer la biodiversité et la sécurité alimentaire.

La déforestation est une autre problématique; ce phénomène provoque le changement de vocation d’un territoire. Les continents du Sud en sont davantage menacés; qu’on pense, par exemple, à l’Amazonie. Certains pays, tels l’Indonésie, s’orientent vers des pratiques forestières durables. Ici, grâce aux lois

canadiennes et à la vigilance citoyenne, la déforestation est presque nulle. Grâce au reboisement intensif.

Et l’eau! C’est la plus importante richesse du Québec. Honte à qui la vend, honte à qui la pollue! Fixer un prix à l’eau, marchandiser l’eau, c’est un scandale. Réussir à vendre l’eau aux Québécois, c’est comme vendre du soleil aux Africains: c’est un succès de marketing, rien de plus. Notre responsabilité collective nous rappelle qu’il ne faut pas polluer nos sources d’eau souterraines qui se rejoignent par bassins versants. Nos cours d’eau sont des biens collectifs qui nous sont prêtés pour les générations futures selon la pensée autochtone. Il faut traiter l’eau avec respect.

D’un point de vue plus global, des pratiques agricoles innovatrices et saines sont en développement ici et ailleurs. À l’encontre de l’agriculture industrielle mécanisée, intensive, monopolistique, axée sur les profits, se développe l'agroécologie qui respecte les sols, la nature et l’environnement. L’agroécologie s’intéresse à la vie des sols, cherche à entretenir leur fertilité, à renouveler la biomasse, à minimiser les pertes en énergie solaire, en air et en eau. Elle combine savoirs traditionnels et science écologique. Elle vise la cohérence économique, environnementale, humaine et climatique.

L’agriculture de proximité est une autre pratique qui vise, entre autres, à réduire les distances parcourues par les aliments ainsi qu’à rétablir le lien entre le consommateur et l’agriculteur. L’agriculture urbaine fait notamment partie de cette approche. Tel est l'ensemble des activités de production d'aliments réalisées à petite échelle dans la ville et qui utilisent des ressources, des produits et des services se trouvant dans la ville. Elle fournit des produits agricoles et des services pour une distribution facilement accessible. Ainsi, les jardins communautaires, les toits verts, par exemple, favorisent la consommation locale, la protection de l’environnement, l’embellissement urbain, la réduction des îlots de chaleur, etc.

Un mot-clé à retenir: protéger la BIODIVERSITÉ. Afin de garantir la santé à la Terre nourricière et à qui l’habite.


Journée de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes

Le 6 décembre, chaque année au Québec, c'est la Journée de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes. Cette commémoration annuelle fait référence au 6 décembre 1989, journée sombre où un individu a assassiné 14 femmes à l'École Polytechnique de Montréal, parce qu'elles étaient des femmes.

Cette journée termine les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes.


À l'agenda

À Québec

  • Les premiers lundis de chaque mois, de 17 h à 19 h, au Centre femmes d'aujourd'hui, 1008 rue Mainguy (Sainte-Foy), 5 à 7 de discussions féministes.
  • Le samedi 16 novembre à 19 h 30, à la librairie St-Jean-Baptiste, 565 rue St-Jean, projection Décolonisation et protection des territoires du Sud au Nord (Premières Nations).
  • Le mercredi 20 novembre à 13 h 30, à la Maison de la coopération et de l'économie solidaire de Québec, 155, boulevard Charest Est, L’économie sociale, c’est quoi?
  • Le samedi 23 novembre à 13 h 30, chez les Urbainculteurs, 250 boul. Wilfrid-Hamel, Les rudiments du vermicompostage.
  • Chaque semaine, le mercredi, de 19 h 00 à 21 h 00, à l’Espace Tam Tam, 421 boul. Langelier, activité d'éducation populaire sur la thématique de la transition sociale et écologique

20 nov. - Ceci n'est pas une berceuse: résilience d'une société sans esclaves énergétiques avec Frédéric Narbonne*

27 nov. - Écologie et décroissance: s'adapter et non subir Exception - Souper-projection à partir de 18 h | Discussion vers 19 h avec le forum Le Peuplier et à partir du film La Belle Verte *

  • 4 déc. - Pourquoi faire «objection de croissance»? avec Yves-Marie Abraham, professeur à HEC Montréal
  • 11 déc. - Ceci n'est pas une berceuse (atelier 2): résilience d'une société sans esclaves énergétiques avec Frédéric Narbonne* .

Le jeudi 28 novembre à 12 h 00, à l’Université Laval, à Québec - Pavillon Félix-Antoine-Savard - Local 312, conférence-midi donnée par Cécile Gagnon, Pour une justice du « care »: le travail invisible comme responsabilité morale et politique.

Le jeudi 28 novembre, à 17 h 00- 5 à 7, au 380, Saint-Vallier Ouest, Café-rencontre entre femmes (Basse-Ville), La sécurité des femmes immigrantes dans l'espace public, avec Maria Rodriguez et Diana Zambrano du comité Femmes immigrantes.

À Montréal

  • Le lundi 2 décembre, de 17 h 30 à 19 h 30, à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, l’atelier Comprends-tu ce que tu lis? série Est-ce ainsi que les humains vivent, Les grands prêtres – Un pouvoir servile, avec le bibliste André Myre.
  • Le jeudi 5 décembre, de 17 h 00 à 19 h 00, à l’Atomic Café, 3606, rue Ontario Est (métro Joliette), Lancement du nouveau site web sur éducation populaire autonome (ÉPA) du CPRF.
  • Le samedi 16 novembre, à 9 h 30, à la salle R-M160 du pavillon des sciences de la gestion (R) de l’UQAM, 315, rue Sainte-Catherine Est, assemblée générale annuelle d'Alternatives; conférence de philosophe Norman Ajari, de 14 h à 16 h.
  • Le lundi 18 novembre, de 19 h 30 à 21 h 30, à la Maison Bellarmin, 25, rue Jarry Ouest, soirée de réflexion et de discussion à partir de quelques exemples de reconstruction du tissu social et urbain.
  • Le lundi 18 novembre, à l’Université Concordia, pavillon Hall, 12ème étage, salle H -1220, panel sur Les luttes pour la dignité et les perspectives de solidarités transnationales sous le néolibéralisme.
  • Le mercredi 20 novembre, de 19 h 30 à 21 h 30, au Centre justice et foi, 25, rue Jarry Ouest, lancement du recueil Migrations et droits: un défi démocratique suivi de la projection du documentaire Témoins de l’exil, ainsi que d’un échange avec la réalisatrice Danièle Bélanger.

 

 

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