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Des nouvelles du Groupe Solidarité Justice

Groupe Solidarité Justice

Dangereuse, l'éducation libératrice ?

Dans notre dernier bulletin, en analyse sommaire de la situation sociale du Venezuela nous faisions état des vautours qui se gazent des vapeurs de pétrole dont le pays abonde. C'est l’aspect qui monte au nez de toute personne qui suit, de près ou de loin, l'évolution de ce pays.

Depuis, le Venezuela a vécu des jours de grande noirceur à la suite d'une panne majeure d'électricité qui a touché 21 des 23 États du pays. De part et d'autre, on s'accuse d’attaque meurtrière contre toute la population. Le président élu, Nicolas Maduro, pointe du doigt Juan Guaido, président de l'Assemblée, qui s'auto-proclame président du Venezuela. Celui-ci rentre au pays le lendemain de la panne, après une tournée de dénigrement du gouvernement actuel. Il dénonce Maduro pour sa négligence à entretenir les installations électriques, et Maduro rend Guaido responsable de cette cyber-attaque qui veut pousser la population au désespoir. La population est prise en otage. Nos médias font état du manque d'eau, de nombreux malades morts sans dialyse, de travailleurs sans moyens de transport, sans téléphone, d'écoles fermées, d'enfants apeurés, de banques fermées. Images dramatiques.

Intéressée à confronter les diverses interprétations des conflits, j'ai cherché à connaître comment réagissaient les gens ordinaires, celles et ceux dont on n'entend jamais la voix. Dans la capitale Caracas, 60% manquaient d'électricité, 95% des postes fixes de téléphone ne fonctionnaient plus, et pourtant la clameur ne montait pas et les gens ne descendaient pas dans les rues! Comment comprendre tant de résilience?

Pendant les 14 années de sa gouvernance Hugo Chavez avait implanté la démocratie participative. Les résultats de cette pratique ont redonné espoir quand le taux de malnutrition infantile a chuté de 58% à 3,2% en 2009 et que le taux de pauvreté est passé de 48,6% à 27,8 % en 2010. Ces quelques données fournies par l'ONU ont encouragé les gens à continuer dans le même sens. La population a expérimenté les rouages de la concertation et le fonctionnement de l'éducation par les pairs.

La majorité qui appuie maintenant le gouvernement de Maduro n'est pas dupe; elle sait que les médias ont transmis des images fausses de leurs dernières élections présidentielles. Il faut savoir que ce sont des familles riches qui possèdent les moyens de communication et qu’un régime égalitaire ne favorise pas ceux qui veulent profiter des richesses du pays. Les menaces américaines n'impressionnent pas les Vénézuéliens autant que l'on pense, car depuis bien des années, ils savent s'organiser dans leurs villages ou leurs communes et ils peuvent identifier les influences étrangères qui les harcèlent.

La peur et la désinformation sont plutôt de notre côté. Nous vivons quelques «crises» gouvernementales que nous oublierons demain, et nous suivons aveuglément les pistes du géant américain dans sa tentative d'écraser un pays plus démocratique que les nôtres à bien des égards. Nous aussi, nous avons des réseaux d'information contrôlés, il faut le reconnaître. C'est en cherchant dans les presses parallèles ou les radios communautaires qu’on peut avoir accès aux informations tirées de la vie du monde modeste des ouvriers ou des paysans.

Nous avons peur de conscientiser nos jeunes dans notre système d'éducation, car une jeunesse éclairée est plus menaçante qu'une jeunesse soumise. Les enseignantes et les enseignants donnent l'exemple en gardant le silence sur certaines conditions de vie en milieu scolaire, par peur justifiée de représailles. Le collectif Debout pour l'école proposera au gouvernement du Québec, en fin de mars, une pétition de 10 000 signatures pour une école équitable et de qualité où la tâche scolaire sera dans le sillon de l'éducation libératrice.

Notre travail d'analyse concentré sur un pays tel le Venezuela devrait nous aider à comprendre le nôtre et à dissiper nos peurs engendrées par l'ignorance.

Mais... ATTENTION :

L’éducation libératrice est une matière dangereuse !!!

Denise Brunelle, CND


Droits des femmes détenues à la prison Leclerc

Étant donné les conditions «misérables» dans lesquelles vivent les femmes incarcérées à la prison Leclerc dont témoignent d’ex-détenues, et en appui à une coalition incluant la Ligue des droits et libertés, nous avons écrit à la ministre de la sécurité publique, madame Geneviève Guilbeault, lui demandant le respect des droits des femmes détenues, ce qui implique de sortir les femmes du Leclerc et d’implanter une approche correctionnelle tenant compte de leurs besoins spécifiques.


Campagne de carême du groupe Citizens for Public Justice/Citoyens pour une politique juste

Nous sommes invitées à participer à la campagne annuelle de carême du groupe Citizens for Public Justice/Citoyens pour une politique juste, qui consiste à prendre des engagements en faveur de la Terre. Pour participer, il s’agit de se rendre sur le site https://www.cpj.ca/fortheearth. Pour accéder à l’engagement en français, sous le titre Give it up for the Earth! 2019 et immédiatement avant les coordonnées personnelles, cliquer sur engager en ligne. En fin de campagne, la liste de tous les engagements reçus en ligne seront transmis au premier Ministre si possible lors d’une rencontre avec lui et la ministre de l'Environnement et Changement climatique.


Parlant… Femmes autochtones

Poursuivant notre rapprochement avec les femmes autochtones, nous nous intéressons aujourd’hui à une mobilisation initiée et menée par des femmes autochtones, le mouvement Idle No More.

Mouvement Idle No More

Une vaste mobilisation initiée par des femmes autochtones, fin 2012. Elle suit de près le mouvement Occupy, fin 2011, ou mouvement des indignés, dirigé contre les inégalités économiques et le printemps érable contre la hausse des droits de scolarité et pour la gratuité scolaire à tous les niveaux. Trois mouvements citoyens de contestation des pouvoirs politiques.

Genèse du mouvement

Idle No More a vu le jour en octobre 2012, à l'instigation de quatre femmes avocates de la Saskatchewan (Nina Wilson, Sheelah Mclean, Sylvia McAdam et Jessica Gordon), au moment du dépôt du projet de loi omnibus C-45 par le gouvernement fédéral. Ce projet de loi abrogeait la protection de nombreux cours d’eau navigables à travers le pays, ce qui compromettait la souveraineté des peuples autochtones.

À la fin de la même année, la version québécoise d’Idle No More était lancée par deux jeunes femmes autochtones, Virginie Larivière et Mélissa Mollen Dupuis.

Signification de Idle No More

Idle No More fait référence à la fin d'une certaine passivité et à la volonté de se mobiliser pour agir. Plusieurs traductions de cette expression ont été avancées, mais la plus exacte seraitsans doute celle-ci: «Fini l’apathie !». Traduction biblique: « Fin de la confrérie des avachis » (Amos 6, 7)

Revendications

Les activistes ont choisi de s'unir afin de défendre la cause commune des droits autochtones au-delà des différentes législations et des différents traités signés avec les Premières Nations à travers le pays. C’est un mouvement qui vise la décolonisation. Parmi les revendications du mouvement, Mélissa Mollen Dupuis cite la protection de l'environnement, l'accès à l'éducation, à des soins de santé et à des logements convenables.

Formes de protestation

Impact du mouvement

À travers leur implication dans le mouvement, des femmes et des jeunes autochtones ont eu l’impression de faire entendre leur voix.

«Idle No More (aura contribué) graduellement à la décolonisation de notre société, et (nous aura fait cheminer) au-delà des alliances circonstancielles pour en arriver à une société égalitaire, dans laquelle les points de vue et le pouvoir des peuples autochtones seront considérés au même niveau que ceux de la société dominante. (Widia Larivière, À bâbord ! no 54, avril-mai 2014, p. 23)


Nos Alliances

À la suite de l’assemblée générale d’avril 2018 où nous avons renouvelé avec force conviction nos engagements envers nos alliés, le comité exécutif a cru bon de les connaître et faire connaître davantage. Du temps est mis à cet effet lors de nos réunions et nous en faisons l’objet de la présente rubrique. Cette fois, nous présentons le ROJEP.

Le ROJEP: Réseau œcuménique justice, écologie et paix

Origine

Le ROJeP, réseau œcuménique justice et paix a été fondé en 2002, prenant la relève du Réseau québécois sur le jubilé. Ce réseau pour le jubilé était la branche québécoise de l’Initiative œcuménique canadienne pour le Jubilé, un mouvement qui faisait la promotion de la remise de la dette des pays les plus pauvres.

Orientations

Au départ, le ROJeP se voulait un réseau souple ayant comme objectifs :

- Se situer dans la mouvance du jubilé biblique

- Offrir un lieu de réflexion concertée et d’échanges

- Favoriser l’analyse sociale et théologique sur des thématiques d’actualité en lien avec la pratique d’engagement chrétien pour la justice, la paix et l’intégration de la création

- Susciter des mobilisations et des interventions publiques au besoin

- Assurer une interface avec d’autres réseaux tels Kairos (au Canada) et Amerindia (en Amérique latine

Mission actuelle

Les groupes membres mettent leur force en commun dans la réflexion et dans l’action pour faire avancer des causes de justice, de paix et d’intégrité de la création. Le ROJEP cherche à favoriser l’analyse sociale et théologique d’enjeux d’actualité nationale et internationale.

Membership et structure organisationnelle

Le ROJEP est composé d'une trentaine d’Églises (anglicane, presbytérienne, mennonite…) et de groupes chrétiens québécois. Depuis l’assemblée générale 2018, le ROJEP admet des membres individuels. Le ROJEP est administré par un Comité de coordination composé de cinq membres élus par l’assemblée générale. Une personne à la permanence soutient l’organisme.

Activités

- L’assemblée générale annuelle en septembre

- Une session de formation autour du mois de mars

- Des 5 à 7 thématiques

Axes prioritaires

- Accroître l’appartenance au RÉSEAU ŒCUMÉNIQUE

- Construire la JUSTICE sociale

- Protéger la planète (ÉCOLOGIE)

- Promouvoir des initiatives de PAIX et de mieux-vivre ensemble dans le monde

Quelques enjeux actuels

- Les droits des autochtones, suite à la Commission Vérité et Réconciliation

- Les changements climatiques

- Les suivis au Forum mondial théologie et libération


Journée mondiale de l’eau : 22 mars

La journée mondiale de l’eau est un événement célébré le 22 mars de chaque année depuis qu’elle a été instaurée par les Nations Unies en 1993. La journée vise à mettre en lumière l’inégalité d’accès à l’eau, voire la nécessité d’assurer le droit humain à l’eau.

Le droit à l’eau a été reconnu par les Nations Unies en 2010. Ce droit signifie que chacun, chacune a le droit, sans discrimination, à un app

rovisionnement suffisant, physiquement accessible et à un coût abordable, d’une qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques. Il faut savoir que 2,1 milliards de personnes ne disposent pas d’eau potable chez elles.

Thème 2019 - « Ne laisser personne de côté ». Il s’agit d’une adaptation de la principale promesse du Programme de développement durable à l’horizon 2030 : tout le monde doit pouvoir bénéficier des progrès accomplis en matière de développement durable. L’une des cibles du Programme est l’accès de toutes et de tous à l’eau et à une gestion durable des ressources en eau.

Activité

SACRÉ BLEU ! L’eau, source de mobilisation. Dans le cadre de la Journée mondiale de l'eau et de la campagne UISG (Union internationale des supérieures générales) « Semer l’Espérance pour la planète », le jeudi, 21 mars, de 19 h 00 à 21 h 00, à l’Église Saint-Albert-le-Grand, 2715 Chemin de la Côte Sainte-Catherine.


Agenda

À Montréal

  • Le lundi 18 mars à 19h, à la Coopérative Ma Brasserie, 2300, rue Holt, organisé par UPOP Montréal (université populaire), dans le cadre du programme Vers une justice énergétique: approches décoloniales et féministes, Énergie pour qui et pour quoi? Énergie comme marchandise ou bien commun?
  • Le jeudi, 21 mars, de 19h à 21h30, à la maison Bellarmin, 25 rue Jarry Ouest, organisé par le collectif Échec à la guerre, Main basse sur le Venezuela?
  • Le lundi 1er avril, à 19h, à la Coopérative Ma Brasserie, 2300, rue Holt, organisé par UPOP Montréal (université populaire), dans le cadre du programme Vers une justice énergétique : approches décoloniales et féministes, Défis des luttes pour avancer vers une justice énergétique.
  • Le mardi 26 mars, à 19h, au Centre justice et foi, 25 rue Jarry Ouest, dans le cadre de la semaine d’actions contre le racisme, lancement du recueil de textes Racisme, exclusion et pluralisme, publié par le secteur Vivre ensemble, suivi d’une table ronde Racisme : quels enjeux et défis actuels pour les minorités afro-descendantes et africaines?
  • Le samedi 30 mars, de 9h30 à 16h, circuit commenté en autobus: Découvrir la diversité musulmane montréalaise, dépasser les préjugés et partager la citoyenneté. Départ du métro St-Michel.
  • Le lundi 1er avril, à 17h30, à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, Comprends-tu ce que tu lis? sur le leadership des premières communautés chrétiennes : Nouvelle administration, anciens, serviteurs et surveillants (les années 70-100), avec le bibliste André Myre.
  • Le dimanche 7 avril, à 16h, célébration de la Saison Emmaüs sous le thème Lier… relier. On apporte un plat pour le repas partage.
  • Le lundi 8 avril, de 19h à 21h30, au Centre justice et foi, 25 rue Jarry Ouest, soirée Relations, Montréal: face aux changements climatiques.

À Québec

  • Le samedi 16 mars, de 13h à 17h, à la maison des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier, 560, chemin Sainte-Foy, dans le cadre des Rencontres Gabrielle-Lachance, Hommage et reconnaissance à des personnes engagées, un temps de réflexion sur l'engagement social, avec des témoignages inspirants sur la paix, la justice sociale et la justice écologique. Pour inscription: 418 525-6187 poste 221 / carrefour capmo.org.
  • Le dimanche 17 mars 2019 à 13h, à Korrigane (Brasserie artisanale), 380 rue Dorchester, L'islamophobie au Québec - vers une société inclusive et anti-raciste avec, entre autres, Élisabeth Germain.
  • Le jeudi 21 mars (et tous les jeudis, de 12h à 19h, au Centre des femmes de la Basse-Ville, 380 Saint-Vallier Ouest, Café-rencontre entre femmes.
  • Le jeudi 21 mars, de 18h30 à 21h, au 435 Du Roi, à Québec - Salle communautaire au 2e étage, soirée mensuelle du CAPMO, Les Gilets Jaunes, entre populisme et politisation de masse... Tâchons d'y voir clair.
  • Le jeudi 21 mars, à 19h30, au sous-sol de l'église St-Roch, 555 rue Saint-François, projection par Développement et Paix, Après la tempête: construire le village du pape François, un documentaire de 45 minutes, un voyage émouvant auprès des communautés côtières pauvres des Philippines.
  • Le samedi 23 mars, à 11h, parc Durocher, jonction des rues Saint-Vallier O., Durocher et Du Carillon, dans le cadre du Festival contre le racisme de Québec, marche contre le racisme, l'intolérance et la haine.
  • Le dimanche 24 mars, de 14h à 19h, au Centre Durocher (Mgr Bouffard): 680 rue Raoul-Jobin, Romero: table-ronde sur l'Amérique latine et repas salvadorien.
  • Le mercredi 27 mars de 17h à 19h, au Centre culture et environnement Frédéric Back - 3e étage, lancement festif de Femmes, logement et pauvreté, document du FRAPRU.
  • Le mercredi 10 avril, à 17h30, au Centre culture et environnement Frédéric Back – Local 210 (2e étage), Soirée d'accueil des AmiEs de la Terre de Québec, Ensemble vers une société écologiste.

 

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