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Des nouvelles du Groupe Solidarité Justice

Groupe Solidarité Justice

À BIEN Y PENSER

Analyse sociale sommaire

Un jour... il était une fois... j'ai balbutié mes premières analyses sociales. Confrontée aux situations chaotiques de certains pays, j'essayais de comprendre quel puissant mécanisme pouvait les désorganiser au point de les détruire. Dans le milieu scolaire pluriethnique où j'enseignais, je côtoyais des jeunes et des adultes arrivant de tous les coins de la planète et portant dans leurs bagages des histoires extraordinaires. Pourquoi avoir quitté leurs pays ?

Avec le temps, les observations, la réflexion, les lectures, la vie avec les Innus du Québec, les rencontres multiples et volontairement multipliées, j'ai commencé à percevoir l'arrière-plan du paysage de quelques contrées proches ou lointaines. La pratique de l'éducation libératrice proposée par Paulo Freire et appliquée à mes « tentatives » de formation, a contribué à m'organiser la pensée et l'agir et m'a aidée à expliquer de plus en plus simplement des situations complexes. Comprendre le complexe sans complexe !

Ce préambule m'ouvre la porte pour vous proposer une réflexion sur un sujet actuel : la situation du Venezuela.

Il faut d'abord savoir que le Venezuela partage avec l'Arabie Saoudite le 1er rang au monde pour la richesse pétrolière.

80 % va à l'exportation, les deniers rentrent, la population prospère et se développe. Mais dans leur pays, quelques privilégiés commencent à thésauriser au détriment des autres. Les appauvris se révoltent et veulent un nouveau gouvernement qui pourra gérer avec équité la richesse collective. Un gouvernement populaire s'installe donc et l'argent alimente enfin la caisse des services sociaux. Des alliances se forment entre pays sympathiques, mais les vautours tournoient. L'odeur du pétrole les grise. Patiemment, on fomente les troubles, on gruge le pouvoir d'achat, les gens s'appauvrissent de plus en plus et perdent leur cohésion sociale. Le terrain est prêt pour des affrontements fratricides, des exodes déchirants et la chute du gouvernement dans le chaos ou dans la répression.

Ce paragraphe constitue une toile de fond; on pourrait changer le nom du pays et écrire ceux du Honduras, du Salvador, du Guatemala, d'Haïti, de la Bolivie, du Chili, du Yémen et de combien d'autres. L'analyse sociale élémentaire nous permet de détecter les mêmes éléments qui se reproduisent, de percevoir et d'appréhender la suite des évènements. Gardons en mémoire ce dernier paragraphe et revenons au Venezuela.

Au Venezuela, le pays est dirigé par Nicolas Maduro, président de la République depuis 2013. À ses côtés, Juan Guaido, président du Parlement s'autoproclame « président en exercice ». C'est une forme de coup d'État appuyé immédiatement par M.Donald Trump et, en écho, par M.Justin Trudeau. Nous voilà dans le sillon américain prêts à suivre M.Trump! Tout est orchestré pour un conflit majeur, des troupes américaines attendent en Colombie le signal de Trump et de Trudeau pour attaquer. Nous allons sauver la démocratie et le peuple exploité... par qui ?

L'espace m'oblige à télégraphier ma pensée, mais je souhaite que ma petite lanterne vous aura fourni un rayon de lumière et un sursaut d'engagement solidaire pour tous les pays qui se font extorquer leurs richesses naturelles et leur destin.

Denise Brunelle


Rencontre avec sœur Ercilia

À sa dernière réunion, le 31 janvier, le comité exécutif avait invité sœur Ercilia Ferrera Erazo à partager avec nous sur la situation au Honduras. Son exposé a démontré clairement le climat politique créé par la dernière élection du président actuel. Le manque d’emplois, l’omniprésence des forces policières et la forte répression des mobilisations populaires génèrent la misère et la peur. Ce qui permet de comprendre l’exode massif dont nous sommes témoins.


Caravane migratoire

Une lettre a été adressée au premier ministre, Justin Trudeau lui exprimant notre préoccupation par rapport aux caravanes de migrants de l’Amérique centrale. Nous lui demandions de faire preuve de

leadership dans la région en travaillant avec ses homologues des États-Unis et du Mexique afin de trouver une solution pour protéger les migrants et d’offrir l’hospitalité en donnant l’asile à une partie de ces migrants.


Compassion et solidarité

À la suite de la diffusion du texte de sœur Ercilia, «Une migrante qui devient visible, qui prend la parole», un message de compassion et de solidarité lui a été remis avant son séjour au Honduras pour la période des Fêtes. Une invitation a été faite aux membres à faire de même.

À nos sœurs et frères de l’Amérique centrale

Un message d’appui solidaire a été envoyé à Radio Progreso, au Honduras, exprimant que nous sommes avec nos sœurs et nos frères honduriens qui souffrent et qui luttent pour la justice.

Un semblable message a été adressé à Marta, leader régionale, et aux compagnes de la région. Nous leur disions partager leurs luttes et pour que leur appel à la justice soit entendu, Marta nous a adressé un chaleureux merci rappelant la nécessaire implication face à la crise sociale, politique et économique.


Droits autochtones

Une lettre au sénat canadien insiste pour que le projet de loi qui demande d’harmoniser les lois fédérales avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones soit traité avec diligence afin qu’il ait force de loi avant la fin de la présente législature.


Femmes autochtones

Poursuivant notre rapprochement avec les femmes autochtones, nous nous intéressons aujourd’hui à des femmes autochtones engagées politiquement.

Jocelyne Gros-Louis -Lahontiach («La pionnière», en huron-wendat) -Première femme Grand Chef de la Nation des Hurons-Wendatde Wendakede 1992-1996. Le 16 août 1992, elle défit le Grand Chef de l’époque Max Gros-Louisqui était à la tête de la Nation depuis 26 ans.

Elle fut la présidente de la Corporation du Festival du Cuir, un événement se produisant dans l’ancienne ville de Lorettevillemaintenant un quartier de la Ville de Québec. Elle fut l’une des membres fondatrices du Regroupement autochtone féminin en 1989, ainsi qu’une membre fondatrice et administratrice de la Corporation du Buisson, qui héberge des autochtones de partout au Québec à Loretteville, depuis 1985. Elle est Directrice du Centre d’amitié autochtone de Québec, qui vient en aide aux autochtones en milieu urbain de la Ville de Québec et ce depuis 1979.

Michèle Taïna Audette – Militante féministe autochtone née à Schefferville d’une mère innue et d’un père québécois. Sa famille n’a pas pu demeurer dans une maison de la réserve de sa mère parce qu’elle a épousé un non autochtone. En 1974, elle a été l’une des co-fondatrices de Femmes autochtones du Québec (FAQ) Cette association a vu le jour en lien avec le mouvement de revendications des femmes autochtones pour conserver leur statut d’Indiennes, au sens de la loi sur les Indiens, même si elles se mariaient avec un non-autochtone. Elle a été présidente de FAQ.

De 2004 à 2008, elle a travaillé au ministère québécois des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, comme secrétaire à la condition féminine. Après avoir présidé l’Association des femmes autochtones du Canada, elle a été nommée commissaire à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Elle y siège encore.

Ellen Gabriel -Une artiste et une militante mohawk de la nation Kanehsatàke. Elle est diplômée des beaux-arts de l’Université Concordia, et a été professeure d’art à l’école d’immersion mohawk. Elle a également été candidate pour devenir cheffe nationale à l’Assemblée des Premières nations.

En 1990, Ellen Gabriel a rejoint le mouvement qui luttait contre l’expansion du terrain de golf à Oka, au Québec, événement qui a finalement dégénéré en la crise d’Oka. Elle a aussi occupé le poste de présidente de Femmes autochtones du Québec où elle a gagné des modifications à la Loi sur les Indiens. C’est sous sa présidence que fut signé, en 1995, le protocole de solidarité entre Femmes autochtones du Québec et la Fédération des femmes du Québec.

Viviane Michel –Actuelle présidente de la Fédération femmes autochtones du Québec (FAQ)

Originaire de Maliotenam, sur la Côte-Nord, Viviane Michel a occupé différentes fonctions au sein de sa communauté innue. Elle a milité au sein de sa communauté pour valoriser les pratiques traditionnelles de sa nation et elle a fait la promotion du respect de l’identité et de la culture des nations autochtones et des femmes autochtones. En tant qu’intervenante à la Maison d’hébergement pour femmes autochtones Missinak à Québec, elle a appuyé les femmes autochtones directement à la base. Spécialiste des problématiques liées aux femmes autochtones, elle a siégé au Réseau des maisons d’hébergement pour femmes autochtones du Québec.

Depuis 2012, Viviane Michel est la présidente de Femmes autochtones du Québec. Viviane Michel s’est exprimée publiquement pour la tenue d’une enquête concernant la disparition de femmes autochtones au Québec et elle a souligné le travail de conscientisation à faire auprès du gouvernement, des instances judiciaires et des policiers pour combattre la discrimination dont les femmes sont victimes. Impliquée en politique, Viviane Michel se réjouissait du fait que les femmes autochtones occupent depuis 2014 près de la moitié des postes de chefs et de conseillers des Conseils de bande du Québec.

« C’est à nous, femmes des Premières Nations, de nous donner cette opportunité de continuer notre rôle en tant que femme, mère et grand-mère. Ce rôle que nous avons tenu pendant bien des lunes et qui a été essentiel pour que nos Nations connaissent leur chemin de vie et portent leur culture avec fierté. »


Nos alliances

À la suite de l’assemblée générale d’avril où nous avons renouvelé avec force conviction nos engagements envers nos alliés, le comité exécutif a cru bon de les connaître et faire connaître davantage. Du temps est mis à cet effet lors de nos réunions et nous en faisons l’objet de la présente rubrique. Cette fois, nous présentons Fondation Rivières

Fondation Rivières

Dès sa fondation, le Groupe Solidarité Justice s'est donné comme objectif la conscientisation au sujet de notre plus grande richesse au Québec : l'EAU.

Depuis plus de vingt ans maintenant nous n'avons baissé la garde. Ces dernières années, nous avons conclu notre alliance avec « Fondation Rivières dont la mission est d'œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l'eau. ». Cet organisme à but non lucratif fonctionne avec beaucoup de dynamisme et de militantisme. N'étant pas assujetti aux critères gouvernementaux ou communautaires pour la gérance de ses revenus, la Fondation garde son indépendance vis à vis des pressions venant de personnes ou de groupes qui la distrairaient de sa mission. Le programme Adoptez une rivière se poursuit conjointement avec Nature Québec et invite les personnes à « prendre soin » d'une rivière où qu'elle soit au Québec. Ce groupe a aussi des liens avec d'autres groupes écologiques américains proches de nos frontières.

Le site internet de Fondation Rivières mérite une visite qui permet d'admirer nos belles rivières du Québec : fondationrivieres.org.


À VENIR

Journée mondiale de la justice sociale : 20 février

Message de la Coalition main rouge

Après des années d’austérité qui ont affaibli notre filet social et nos services publics, il est temps d'amorcer le changement vers une société plus juste. Avec les surplus qui se comptent en milliards $ et des mesures fiscales plus progressistes qui pourraient totaliser 10 milliards $ annuellement, nous avons les moyens de réinvestir massivement dans l’ensemble des services publics, de financer plus adéquatement les programmes sociaux et de mieux soutenir les organismes d’action communautaire autonome. Pourtant, le nouveau gouvernement de François Legault laisse plutôt planer la menace de nouvelles compressions budgétaires pour financer ses promesses électorales ! Lançons un message clair qu'il n'est pas le temps de se priver encore une fois de revenus pour ensuite couper dans le filet social, mais plutôt d'aller chercher les sommes qui nous échappent pour investir adéquatement et réparer les dommages causés par les années d'austérité et de politiques néolibérales.

Journée internationale des femmes : 8 mars « Le respect, ça se manifeste! »

Pourquoi ce thème ?

Face à la montée des populismes de droite, du conservatisme, des intolérances raciales et religieuses et des inégalités, les femmes sont appelées à s’unir pour exiger RESPECT.

  • Parce que les femmes sont plus nombreuses à subir la violence, à vivre dans la pauvreté, à travailler au salaire minimum, à être monoparentales, à gagner un salaire moindre malgré des compétences équivalentes.
  • Parce que les femmes sont plus nombreuses à assumer les tâches ménagères, à prendre soin d’un enfant ou d’un parent malade.
  • Parce que les femmes sont moins nombreuses dans les lieux de pouvoir, qu’ils soient politiques, économiques ou culturels et moins nombreuses dans les livres d’histoire.Parce que la plupart des vérités énoncées ci-haut touchent de façon encore plus criante certaines femmes qui sont autochtones, racisées, handicapées, en situation de pauvreté, etc.

AGENDA

À Montréal

Le 22 février, de 16h à 20h, à notre Maison mère (2330 Sherbrooke Ouest), rencontre ARDF Montréal, sur le thème du 8 mars, Le respect, ça se manifeste! On apporte son lunch.

Le lundi le 4 mars, à 17h30, à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, Comprends-tu ce que tu lis ? sur le leadership des premières communautés chrétiennes: Ça prend des leaders, il y en a de toutes sortes (les années 50-70) avec le bibliste André Myre.

Le mardi 12 mars de 19h à 21h30, à la maison Bellarmin, 25 rue Jarry Ouest, L’Amérique latine: Entre crises politiques et quête de prophétisme, organisé par le Centre justice et foi en collaboration avec le CDHAL (comité des droits humains en Amérique latine.

À Québec

Le samedi 16 février à 9h, à la maison des services diocésains de Québec, 1073 boul. René-Lévesque, mini formation Carême de partage - Ensemble pour la paix.

Le mardi 19 février à 19h15, au Centre Lucien-Borne - Salle SS202, 100 chemin Sainte-Foy, Transition écologique et sociale, une histoire de cohérence.

Le mercredi 20 février de 11h15 à 12h15, devant le Ministère du travail, de l'emploi et de la solidarité sociale, manif Un budget pour la justice sociale.

Le vendredi 22 février à 12h00, à la bibliothèque Gabrielle-Roy - Salle Gérard-Martin (2e étage) 350 Saint-Joseph Est, midis-RAP, en collaboration avec le Collectif pour un Québec sans pauvreté, Participation sociale et villes inclusives.

Le lundi 25 février à 13h15, au Centre des femmes de la Basse-Ville : 380 Saint-Vallier Ouest, Ateliers du Centre des femmes de la Basse-Ville. - Il faut s'inscrire!

Le vendredi 1er mars à 13h30, au Centre Le Montmartre, 1669 chemin Saint-Louis, Changements climatiques et pauvreté: où trouver espoir? avec Alain Deneault. Inscription obligatoire : conferencedeneaultgmail.com

 

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