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Des nouvelles du Groupe Solidarité Justice

Groupe Solidarité Justice

Crédit photo: Marie-Claire Dugas

À bien y penser

Vers quel Nord ?

Ils s'en viennent fatigués, affamés, apeurés, épuisés par de longues marches. Trois cortèges de vraies personnes humaines traquées s'avancent vers le Nord à la recherche de la dignité et de la paix. Trois populations du triangle Nord de l'Amérique Centrale nous interpellent : sans chef, sans slogan, mais avec une cohésion et une détermination incroyable.

Ce ne sont pas des milices en rangs serrés qui arrivent, mais des femmes, des hommes, des enfants, des ados sans famille. Quelques-uns, plus jeunes et plus intrépides profitent d'un train de marchandises, appelé « La Bestia » au Honduras, pour s'agripper et y grimper dangereusement afin d'écourter leur chemin. D'autres, entre 5 000 et 10 000, s'entassent à la frontière du Mexique espérant le secours des villageois ou parfois des militaires sympathiques pour leur offrir les premiers soins.

Quelle audace de quitter sa terre d'origine sans aucune garantie d'accueil dans un ailleurs inconnu! Mais au fait, quittent-ils leur pays ou en sont-ils chassés ? N'est-ce pas plutôt la violence engendrée par la pauvreté chronique qui les poussent hors de chez eux ? L'exaspération généralisée de ces populations abandonnées par leurs dirigeants depuis si longtemps a eu raison de leur patience.

Ils n'ont plus rien à perdre maintenant. Même si le Président USA menace de couper les subventions de leurs pays respectifs, cela ne les atteint pas parce qu'ils n'en profitent jamais et ne croient plus ni aux promesses ni aux menaces.

Ces populations sont à nos portes à la recherche de la dignité humaine premièrement. Ce ne sont pas des terroristes, mais des terrorisés. La rhétorique de la peur n'a pas sa place. Quand Monsieur Trump dénonce un complot fomenté contre lui par les Fake News, il devrait commencer par regarder dans sa propre cour. L'ennemi n'est pas nécessairement au sud de son mur-panique.

Ces dernières années, on a louangé la globalisation des marchés, la libre circulation des biens aujourd'hui, on se braque devant la mouvance des populations. Les migrants ne peuvent revendiquer que la dignité ! Les peuples se sont déplacés depuis toujours et continueront de le faire. Les changements climatiques, les désastres naturels obligeront d'autres pérégrinations, c'est normal. Ce qui ne l'est pas, c'est quand la violence et la pauvreté institutionnalisées provoquent l'exil massif des populations victimes d'une telle inhumanité. Les dirigeants élus qui ont charge de protéger leur peuple et de les faire prospérer devront bien un jour rendre des comptes. Espérons que la justice se fasse au plus tôt dans le respect de ces migrants avant que ceux-ci, refoulés par la puissance militaire ne reviennent chez eux... sans frapper à la porte !

Denise Brunelle, CND


Les mots des membres

L’accent donné cette année à la culture des personnes des Premières Nations a suscité de l’intérêt parmi nos lectrices. Nous publions ci-joint le communiqué de sœur Lise Perras au sujet de notre compagne autochtone, sœur Marie-Laure Simon. Merci à Lise et à toutes celles qui nous donnent des échos de l’Heure Juste en prenant la parole ou le crayon.


À l’action

Pacte pour la transition

Plusieurs d’entre nous ont certes déjà signé le pacte pour la transition écologique lancé, il y a quelques semaines par Dominic Champagne en compagnie de 400 personnalités des communautés artistique et écologique. 215 000 signatures ont été enregistrées à ce jour La signature implique un engagement concret à faire notre juste part au cours des deux prochaines années pour réduire notre empreinte écologique. Si ce n’est fait, aller à https://www.lepacte.ca/

Pétition Debout pour l’école

Le collectif citoyen Debout pour l'école ! qui défend une école publique équitable et de qualité pour tous, adresse au ministre de l’éducation une pétition qui réclame des mesures pour améliorer les conditions dans lesquelles œuvrent les personnels scolaires afin qu’ils puissent mieux assurer la qualité des apprentissages des élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire. La pétition peut être signée en ligne ou être imprimée pour être signée sur papier et envoyée au ministre. Pour y avoir accès, aller à : https://ecole.ca.edu/petition/

Pétition pour que soit enrayée la crise du plastique

Chaque année, le plastique tue plus d’un million d’oiseaux marins et quelque 100 000 animaux marins comme des tortues de mer, des baleines, des dauphins et des phoques. Le Canada est un acteur important dans la crise mondiale des rebuts de plastique, car il jette une quantité massive de plastique à chaque année, notamment près de trois milliards de sacs de plastique.

Disons aux politiciens canadiens d’enrayer la crise du plastique en appuyant la motion M-151 récemment déposée afin de lutter contre la crise du plastique. Sur votre moteur de recherche, cherchez : Pétition motion M-151.


Parlant… femmes autochtones

Poursuivant notre rapprochement avec les femmes autochtones, nous nous intéressons aujourd’hui à trois femmes, de trois générations, reconnues dans l’univers culturel.

Alanis O’Bomsawin

Alanis Obomsawin est une cinéaste documentariste abénaquise née le 31 août 1932 qui a travaillé pour l’ONF. Elle a notamment réalisé en 1993 le documentaire Kanesatake 270 ans de résistance (1993) à la suite de la crise d’Oka. Elle a aussi vécu une carrière d’auteure compositeure dont la présence sur scène visait à contribuer à des causes humanitaires. Depuis 1982, elle crée des gravures et lithographies. Son thème fréquent y est l'imaginaire « mère et fille », et elle tire son inspiration de ses rêves, des « esprits animaux », des événements historiques et de la mémoire de ses ancêtres.

Une artiste de réputation internationale, complète et inspirante pour l'humanité entière.

Le 5 noembre dernier avait lieu l’inauguration de la toute nouvelle murale de Montréal qui lui rend hommage. Elle est basée sur une photo d'Obomsawin chantant au Mariposa Folk Festival à Toronto en 1970, ainsi que sur une photo d'enfants de 1968 jouant dans la neige lors du tournage de son documentaire Christmas at Moose Factory. La murale est située au coin des avenues Lincoln et Atwater, au cœur du quartier où Alanis Obomsawin a vécu pendant plus de cinq décennies.

Joséphine Bacon

Joséphine Bacon est une femme innue née en 1947 à Betsiamites. Poétesse et réalisatrice, elle vit à Montréal. Comme elle le dit elle-même, « elle porte en elle la Terre des ancêtres… épiant la ville, ce lieu indéfini ». Elle écrit en innu et en français.

Donnons-lui la parole en citant le prologue de son dernier recueil Uiesh Quelque part :

Aujourd’hui, je suis quelque part dans la vie.

J’appartiens à la race des aînés. Je veux être poète de tradition orale, parler comme les

Anciens, les vrais nomades. Je n’ai pas marché Nutshimit, la terre.

Ils me l’ont racontée. J’ai écouté mes origines. Ils m’ont baptisée d’eau, de lac pur.

Un à un, ils nous quittent. Avec eux, s’en vont les mots de toundra, les courants des rivières et

le calme des lacs.

Je me sens héritière de leurs paroles, de leurs récits, de leur nomadisme. Comme eux, j’ai marché la toundra, j’ai honoré le caribou.

Quelque part, une roche sur une grosse roche indique ma présence.

Natasha Kanapé Fontaine

Connue pour son rôle dans Unité 9, Natasha Kanapé Fontaine est née en 1991. Elle est une Innue, originaire de Pessamit sur la Côte- Nord. Poète-interprète, comédienne, artiste en arts visuels et militante pour les droits autochtones et environnementaux, elle vit à Montréal depuis 2012. Elle y est venue pour joindre le mouvement Idle no more. L’expression signifie : finie l’inertie. Le mouvement réclame le respect de des droits des peuples autochtones ; il s’oppose à la dégradation environnementale et aux inégalités sociales et économiques.

Voici ce qu’elle dit :

"J’ai compris avec les années d’où provenait ce mouvement : du fin fond de nos ventres. J’ai appris dans les dernières années qui j’étais en tant qu’Innue et qui étaient les femmes des autres Premières Nations. J’ai compris surtout que ce qui nous animait depuis 2012, était un instinct de survie. Un instinct qui nous demande d’agir parce que quelque chose est en train de se perdre et que la survie du peuple en dépend. J’ai appris que lorsque nous avons à cœur nos peuples et nos cultures, nous devenons des forces insurmontables."

Source : L’Itinéraire, 15 août 2017, p. 7.


Nos alliances

À la suite de l’assemblée générale d’avril où nous avons renouvelé avec force conviction nos engagements envers nos alliés, le comité exécutif a cru bon de les connaître et faire connaître davantage. Du temps est mis à cet effet lors de nos réunions et nous en faisons l’objet de la présente rubrique. Cette fois, nous présentons la Fédération des femmes du Québec (FFQ)

La Fédération des femmes du Québec

Un peu d’histoire

C’est à l’occasion du 25e anniversaire de l’obtention du droit de vote des femmes au Québec, organisé par Thérèse Casgrain, que les femmes réunies expriment le besoin de se regrouper en une fédération. Un an plus tard, en 1966, la Fédération des femmes du Québec voit le jour à l’initiative de Thérèse Casgr ain, pour défendre les intérêts et les droits des femmes par la lutte collective. L’objectif de départ : regrouper, sans distinction de race, d’origine ethnique, de couleur ou de croyance, des femmes et des associations pour coordonner leurs activités dans le domaine de l’action sociale.

À la suite du forum national Un Québec féminin pluriel qui, en 1992, appelait l’émergence d’une « force politique, la FFQ s’est radicalisée. Elle a fortement mis l’accent sur la double lutte contre la pauvreté et la violence. Les femmes des milieux populaires ont davantage investi la Fédération. Deux ans plus tard, elle organisait l’événement majeur qu’a été la Marche du pain et des roses. Le mouvement s’est internationalisé avec la création de la Marche mondiale des femmes active depuis 2000.

Mission de la FFQ

La Fédération des femmes du Québec est une organisation féministe autonome qui travaille à la transformation et à l’élimination des rapports sociaux de sexe et des rapports de domination dans toutes les sphères de la vie, en vue de favoriser le développement de la pleine autonomie de toutes les femmes et la reconnaissance véritable de l’ensemble de leur contribution à la société.

La FFQ est un carrefour de solidarité féministe réunissant des membres individuelles et associatives d’une grande diversité autour de la volonté de créer une société sans oppression ; ce carrefour se veut représentatif du pluralisme de la société québécoise et de la diversité du mouvement des femmes, particulièrement des femmes marginalisées ou vivant des oppressions.

La FFQ vise la justice et l’égalité entre les femmes et les hommes, entre les femmes elles -mêmes et entre les peuples. Au sein du mouvement des femmes, la FFQ assume un leadership collectif pour faire avancer un projet féministe de société ancré dans les valeurs de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité ; l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice, et la paix.

À l’échelle internationale, elle se préoccupe, de développer ou renforcer des liens de solidarité pour la défense des droits des femmes et l’égalité entre les sexes en particulier concernant les pactes et conventions internationales protégeant les droits des femmes.

La FFQ est un organisme non partisan de défense collective des droits des femmes, d’éducation et d’action politique, qui offre aux féministes un espace démocratique de militantisme et d’action, d’analyse et de réflexion, de débat, de formation, de concertation en solidarité avec les femmes au Québec, au Canada et à travers le monde, qui créent des alternatives aux systèmes d’oppression les affectant.

Organisation selon des champs d’action

Lors du congrès d’orientation de la Fédération, en septembre 2016, quatre champs d’action ont été créés :

  • Féminisme, intersectionnalité et solidarité
  • Féminisme, bien-vivre, écologie et économie
  • Féminisme, démocratie, citoyenneté et prise de parole
  • Féminisme, corps, sexualité, image, genre et violence

Pour chacun de ces champs, des comités s’activent et permettent à nos membres de s’impliquer concrètement dans l’action de la FFQ. Un concept s’est imposé, l’intersectionnalité, c’est-à-dire l’attention portée au croisement de multiples oppressions.

Nouvelles de l’assemblée spéciale de la FFQ

L’assemblée générale spéciale tenue le 28 octobre a connu un retentissement important. L’une de vos permanentes, Céline Beaulieu, y a participé. Il s’agissait en fait d’un ajournement de l’assemblée générale annuelle de mai dernier où les propositions à l’agenda n’ont pas été traitées faute de temps. Des sujets chauds étaient à l’ordre du jour dont le port du voile et l’industrie du sexe. Les propositions sur le premier sujet ont été déposées faute de suffisamment d’information pour prendre position. Il n’en fut pas de même pour la prostitution/travail du sexe. La proposition, d’entrée de jeu, reconnaissait « l’agentivité des femmes dans la prostitution/industrie du sexe incluant le consentement à leurs activités ». L’agentivité est un terme qui réfère au pouvoir des personnes sur leur vie.

Discutée pendant au moins deux heures, la proposition en six points a finalement été acceptée avec des amendements qui mettaient l’accent sur la violence à prévenir et à contrer tant pour les femmes qui choisissent de vivre de la prostitution que pour celles qui veulent en sortir. Le traitement méd iatique qui a suivi a mis l’accent sur la prostitution reconnue comme un travail soutenu par la FFQ. Aucun écho aux amendements qui auraient rendu la proposition acceptable.

Notre position – À l’instar de nombreux autres groupes membres de la FFQ, notre Groupe Solidarité Justice peut se trouver moins à l’aise à l’intérieur de la Fédération. Cette position sur la prostitution fait déborder le vase. La FFQ semble désormais orientée vers les intérêts individuels de femmes en situation de marginalité plutôt que vers les enjeux liés aux droits collectifs. En conséquence, le comité exécutif proposera aux membres, lors la prochaine assemblée générale, de prendre distance avec la FFQ.


Agenda

À Montréal

 

  • Le mardi 27 novembre, de 17h à 19h, au Centre des services communautaires du Monastère, salle Chateaubriand, 4450, rue St-Hubert (métro Mont-Royal), 5 à 7 de l’automne, Hier, aujourd’hui, demain : naviguer avec le CPRF.
  • Le lundi le 3 décembre, à 17h30, à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, troisième rencontre de la 18e saison de Comprends-tu ce que tu lis ? sur le leadership des premières communautés chrétiennes. Cette rencontre-ci aura pour thème Trois hommes forts : Pierre, Jacques et Paul, avec le bibliste André Myre.
  • Le jeudi 6 décembre de 13h à 15h, à la Maison mère, conférence de Félix Molina sur le contexte et les enjeux des caravanes de migrants d’Amérique latine vers les États-Unis. En français, anglais et espagnol.
  • Le mercredi 12 décembre, de 17h à 19h, à la Maison Bellarmin, 25 Jarry Ouest, Montréal, 5 à 7 du ROJEP : Réseauter sur le thème des droits humains, Célébrer les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Un repas léger sera servi à l’occasion. Contribution de 10$ suggérée.

À Québec  

  • Le mardi 4 décembre à 9 h 30, à la Maison de la coopération - salle RC-1 (rez-de-chaussée), 155 boul. Charest Est, S'informer sur l'économie sociale, c'est l'adopter.
  • Le jeudi 6 décembre, de 17 h à 19 h au Centre des femmes de la Basse-Ville, 380 Saint-Vallier Ouest, Café-rencontre entre femmes.
  • Le jeudi 20 décembre, de 18 h 30 à 21 h 00, à la salle communautaire au 2e étage, 435 Du Roi, soirée mensuelle du CAPMO

Bonne nouvelle

La 2e BD de Tommy et Cloé sort des presses pour Noël !

Après Le Sang de Dracula où Tommy et Cloé apprennent aux jeunes de leur gang à se défendre contre l'intimidation, voici qu'arrive la 2e BD de la trilogie : La Course des Dieux.

Depuis qu'ils sont devenus amis, les copains de Tommy et Cloé sont très souvent ensemble. À l'école, la Course des Dieux est une occasion rêvée de voyager, de se connaître, d'entrer en compétition et d'avoir beaucoup de plaisir. C'est pourquoi les copains s'inscrivent à la Course des Dieux et ainsi commence l'aventure... Origène confie une mission délicate : est-ce que les trois sujets analysés (voir le Sang de Dracula) touchent à la drogue et quel en est l'impact sur leur vie ? Délicate mission ? En fait beaucoup plus compliquée que prévue... À suivre...

De belles images couleurs sont sur le site internet : tommyetcloe.com ainsi que les détails pour commander directement aux Éditions Belzo (450) 469-3046

Continuons notre appui à l'importante cause de l'éducation de notre jeunesse. Merci beaucoup !

Denise Brunelle, CND


À la source

Pour alimenter notre réflexion, nous vous proposons le texte de Jean-Claude Ravet qui introduit le dossier du dernier numéro de Relations, Les rites au cœur du lien social. Une invitation à lire l’entièreté du dossier.


Nouveauté

Cultiver la confiance par Pierre Prud’homme, édité chez Novalis, novembre 2018.

Un recueil de prières laïques issues des rencontres de révision de vie des équipes du Mouvement des travailleuses et travailleurs chrétiens du Québec. La lecture de ces vingt-cinq prières permet de ressentir tout l'engagement de ce mouvement de chrétiens qui luttent au coude à coude avec tous les autres défenseurs de la justice, du partage et de la paix pour un monde meilleur.

 

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