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Nouvelles du Groupe Solidarité Justice

Congrégation de Notre-Dame

Un vent de fraîcheur !

Après la période interminable d'un été à l'« humidex » pénétrant, après l'interminable période pré-électorale insignifiante, après les Perséides sous forme de dollars du mois d'août, après la période électorale asphyxiante, après les élections partiellement courues par une population fatiguée, après les résultats pressentis, après les hommages ou les mea-culpa, après la période d'attente d'un gouvernement qui s'organise, prenons une grande respiration...

...il souffle un vent de fraîcheur !

Pour une première fois, notre Assemblée nationale entre en zone paritaire tous partis confondus avec 42,4% de femmes députées et 50% de femmes ministres. Des femmes ardentes et courageuses se sont engagées au service de la collectivité offrant leurs talents et leur expérience. Nous voulons imaginer que cette empreinte féminine si longtemps désirée, manifestera une façon de gouverner adaptée à notre temps et à nos aspirations.

À l'approche du scrutin, un vent de fraîcheur s'est infiltré pour nous apporter l'oxygène vital nécessaire à nos recommencements. On a senti, avec de plus en plus d'insistance, la présence active des personnes travaillant depuis bien des années avec les groupes populaires. Des propositions audacieuses issues de ce travail de terrain sont apparues dans le paysage politique. Le sérieux d'une éducation libératrice mise en action, la connexion directe avec les gens qui subissent les contrecoups des décisions gouvernementales nous ont révélé la puissance du ferment qui peut faire lever la pâte ! Tout en maintenant une vigilance responsable et une analyse constante, respirons cet air frais qui nous redonnera le goût de nous impliquer avec d'autres, là où nous avons les pieds, là où nous conduit notre cœur.

Denise Brunelle


Prise de parole

En période électorale, le comité exécutif a convenu de prendre position sur la problématique de l’éducation, en fidélité à notre mission d’éducation libératrice. Le texte Période d'élection : période d’électrochocs ? a été acheminé aux journaux Le Devoir, La Presse et le Soleil qui ne l’ont pas publié. Il a cependant beaucoup circulé dans nos réseaux de solidarité tout comme à l’intérieur de la Congrégation où il a reçu un accueil très positif.

À propos du texte Électrochoc éducation

Un gros BRAVO ! Un grand MERCI ! Un mot de FIERTÉ !

Vous "recentrez" fort bien le débat concernant l'éducation sur l'importance de la vision et d'un système qui devrait la traduire et la soutenir "à hauteur d'horizon". Le symbole de l'arbre est un choix fort judicieux, éloquent et tellement nourrissant. Votre espérance concrète dans la jeunesse ouvre sur un avenir aux multiples promesses qui favorise le déploiement des ailes...

Puisse la publication de ce texte inspirant faire beaucoup de chemin ! (Y.B., B.H., D.M.)


En faveur des travailleuses et travailleurs domestiques

À l’appel de CISO (Centre international de solidarité ouvrière), nous avons participé à la campagne NON à l’esclavage moderne : les travailleuses domestiques ont des droits, en écrivant une lettre au premier ministre, Justin Trudeau, qui demandait au gouvernement canadien de ratifier la Convention n° 189 de l’Organisation internationale du travail concernant le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques.


Campagne du coquelicot blanc

Pour la cinquième année consécutive, le Collectif Échec à la guerre propose sa campagne du coquelicot blanc. Comme Groupe Solidarité Justice, nous avons signé la déclaration À la mémoire de toutes les victimes des guerres… La déclaration sera publiée dans Le Devoir du samedi 3 novembre.

Chacune de nous peut participer à la campagne du coquelicot blanc et ce, de deux façons possibles :

  • Par le port du coquelicot blanc
  • Par la signature de la Déclaration à laquelle joindre 10 $ comme participation au coût de la publication.

L’adresse du Collectif Échec à la guerre est la suivante : 5055A rue Rivard, Montréal, QC, H2J 2N9


À la suite de l’Heure juste spéciale élections

Le carrefour, les symboles de réponses aux questions peuvent aider à nous secouer en ce temps d'élection.

Après les vacances, on est peut-être un peu ramollies et pas très portées aux discussions sérieuses. Cette présentation réveille à mon avis notre sens civique et peut, peut-être, nous rendre plus actives dans la lutte actuelle qui se joue. (F.F.)

À propos d’un texte sur la démocratie

Ça fait du bien. Reprendre sa place en tant qu'actrices et acteurs de changement social. Espérons-nous en voir pointer quelque mouvance rassembleuse en ce sens à cette prochaine élection au Québec. (S.D.)


Sur la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

Pour nous, de la Petite Maison Enfants Soleil, ce 17 octobre, l’organisme aura 27 ans !

Nous avions accueilli les premiers enfants et femmes, le 17 octobre 1991 !

La PMES n’a jamais dilué sa mission, elle rejoint les enfants les plus "souffrants" nous ont rappelé les membres de l’Assemblée générale de mai 2018.

Depuis 2 ans, j'ai demandé au CA qu’on réfléchisse entre autres sur les nouvelles facettes de la pauvreté chez les enfants et les femmes. Immense prise de conscience !!!!! Implication sociale et éducative pour la PMES. (L.F.)


Parlant… femmes autochtones

Notre intérêt pour les autochtones est avant tout une question de solidarité justifiée par la barrière historique et politique à laquelle nos sœurs et nos frères des Premières Nations ont été de tout temps confrontés. Leur vécu a tellement été occulté ; leurs droits ont été bafoués ; leurs conditions de vie ont été et sont encore dénégation de la dignité. Cette année, nous tenterons de connaître davantage des figures de femmes autochtones. Et nous commençons par nos propres sœurs CND amérindiennes.

  • Marie-Thérèse Gannensagouas, d’ascendance huronne, fut l’une des premières élèves confiées à nos sœurs de la Montagne. Après plusieurs demandes insistantes, elle fut admise au nombre des prétendantes en 1679, à l’âge de douze ans. En 1681, la Mère Bourgeoys envoya la jeune maîtresse de quatorze ans à la Montagne pour y faire l’école aux petites filles de sa nation.
  • Barbe Attontinon, Iroquoise, vint à la mission de la Montagne dès son ouverture en 1676. Admise à la Congrégation en 1679, elle y fit les promesses comme on les faisait alors dans la communauté. Elle y a vécu douze ans jusqu’à sa mort à l’âge de trente-cinq ans.
  • Les sœurs Madeleine et Marie Raizenne, enfants de parents captifs des Iroquois, ont été élevées chez les autochtones.

Marie-Madeleine Raizenne, dite Saint-Herman, avait quatre ans quand la mission du Saut-au-Récollet fut transférée au Lac des Deux-Montagnes. Dès son jeune âge, elle apprit la « langue sauvage ». Entrée dans la Communauté en 1731, elle fut envoyée au Lac des Deux-Montagnes où elle instruisait « les jeunes sauvagesses »

Professe en 1754, la sœur cadette de Marie-Madeleine, Marie, dite sœur Saint-Ignace, fut directrice de la mission de la Basse-Ville (à Québec) en 1769, au moment où la population vivait les épreuves et le dénuement de l’après-conquête. Elle devint la treizième supérieure de la Congrégation en 1778. Recherche archivistique : Josée Sarrazin

  • Marie Laure Simon, Mohawke

Marie-Laure choisit de se faire religieuse à la CND. À un moment donné, elle apprendra, plutôt seule, à lutter pour revaloriser sa culture Mohawk. Elle y parviendra, non sans peine. Le Wampum qu’elle fondera avec des Pères Oblats lui sera une plateforme idéale pour se réaliser et transmettre ses valeurs à des intéressés, indigènes ou pas. Marie-Laure n’a jamais baissé les bras devant les luttes qui se sont présentées sur son chemin. Et la CND s’ouvre aujourd’hui sur l’interculturalité…

  • María Jiménez Andrés
  • Cette jeune sœur CND, de pure race maya a dû changer officiellement de nom trois fois dans sa vie. Pour sa famille, elle est María Pablo. Lorsqu’elle a voulu s’inscrire à l’école secondaire on lui a fait comprendre que ce nom n’en était pas un pour le civil. Deux prénoms sans nom de famille, c’est inacceptable. La famille a dû payer un avocat et elle est devenue María José Felipe Jiménez. Quelques années plus tard, cartes d’identité au niveau national. Votre nom ne répond pas à celui de vos parents ! Autre avocat au coût très élevé et voilà María qui s’appelle aujourd’hui María Jiménez Andrés. Quand on est autochtone, peu importe le pays, on se tait et accepte les ordres. María est la seule religieuse maya à la CND. J’avoue qu’on l’a oublié longtemps, jusqu’à ce qu’elle entre en crise d’identité à ses vœux perpétuels. En 1997, une mission s’est ouverte dans son village et elle fut choisie pour y vivre avec une sœur québécoise. Là, elle put enfin parler sa langue et travailler selon les valeurs de sa culture.

Nos alliances

À la suite de l’assemblée générale d’avril où nous avons renouvelé avec force conviction nos engagements envers nos alliés, le comité exécutif a cru bon de les connaître et faire connaître davantage. Du temps est mis à cet effet lors de nos réunions et nous en faisons l’objet de la présente rubrique, à commencer par la Coalition Main rouge.

Coalition Main rouge

Lancée à l’hiver 2010, à la suite du budget d’austérité de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics a pris le nom de Coalition Main rouge en 2017. Ses fondements : la lutte contre les inégalités sociales et pour la justice sociale. Une cinquantaine de regroupements nationaux et régionaux en sont actuellement membres. Les activités de la Coalition sont coordonnées par un comité d’action et suivi dont les membres sont élus par l’assemblée générale.

Au fil des ans, le leadership de la Coalition Main rouge a été assumé par des organisations populaires, féministes, étudiantes, communautaires et syndicales. Aujourd’hui, Main rouge est la seule coalition encore active regroupant différents secteurs en lutte contre l’austérité et le néolibéralisme. Les deux grands volets de la stratégie de la Coalition : l’éducation populaire (activités de formation, matériel de sensibilisation) et mobilisation (manifs, occupations, actions symboliques, etc.), s’appuient sur un travail rigoureux de réflexion et de recherche.

Ses campagnes :

- 10 milliards de solutions, nous avons les moyens de faire autrement rappelant l’existence de solutions fiscales pour financer l’ensemble des services publics et les programmes sociaux ; la Coalition crée du matériel de vulgarisation. Elle participe à des actions contre les paradis fiscaux.

- Viser la justice sociale. Récupérer notre trésor collectif dont la revendication phare est un réinvestissement massif dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire

La Coalition Main rouge, un lieu où la solidarité s’est effectivement construite, parfois sur le long terme.

Source : Véronique Laflamme,

Lutte unitaire contre l’austérité : bilan et perspectives de la Coalition Main rouge,

Nouveaux cahiers du socialisme, no 20, automne 2018


Nouvelles du ROJEP

L’assemblée générale annuelle du ROJEP a eu lieu le mardi 2 octobre et Louise Gélinas y a participé comme déléguée du Groupe Solidarité Justice. Les principaux points à l’ordre du jour étaient le bilan des activités, une décision concernant le membership et le plan d’action pour 2018-2019.

  • Activités importantes du Réseau : une journée de formation sous le thème Prendre racine, l’expérience de la migration ; des actions de solidarité avec les autochtones dont l’exercice des couvertures et une rencontre avec Femmes autochtones du Québec ; l’inauguration de 5 à 7 thématiques ; le suivi du Forum mondial théologie et libération qui a conduit à la publication à l’automne 2018 de Voix multiples, rêves communs. Pratiques de solidarités pour libérer le présent ; une lettre au premier ministre Justin Trudeau dans le contexte du G7 sur l’engagement du gouvernement concernant les changements climatiques.
  • Une décision : le ROJEP a décidé de créer une catégorie de membres individuels à laquelle peut appartenir toute personne engagée dans une perspective chrétienne pour la promotion de la justice, de l’écologie, de la paix et de l’intégrité de la création.
  • Le plan d’action a pour thème L’avenir du ROJEP, ma responsabilité. Les axes prioritaires : accroître l’appartenance au Réseau œcuménique, protéger écologiquement la planète, construire la justice sociale par des moyens concrets et promouvoir les initiatives de paix et de mieux-vivre ensemble dans le monde. Parmi les actions proposées, renforcer les partenariats notamment avec KAIROS, poursuivre les liens avec Femmes autochtones du Québec, poursuivre les 5 à 7 thématiques, relayer les activités des membres.

Voyage conscientisant

Le dimanche 22 août 2018, j’arrive au Costa Rica pour les vacances. À San José, une petite camionnette m’attend pour me conduire à Puerto Viejo; c’est un trajet de 4 heures. J’ai le temps d’admirer de magnifiques et luxuriants paysages…

Presqu’arrivée à destination, nous croisons le port de Limón. Quelle vision ! Des milliers et des milliers de «containers» / des remorques attendent lundi matin avant de reprendre la route, chargés de bananes vers le port, puis chez notre épicier. On y voit les très familiers logos de Dole - Del Monte - Chiquita...

Ayant déjà visité une plantation de café au Nicaragua lors d’un précédent voyage, j’avais en tête de réitérer l’expérience au Costa Rica cette fois ci. On me dirigea vers une ferme familiale, écologique « Chocorart ». On nous y apprend que ça prend environ 18 fruits comme ceux-ci pour faire un kilo de cacao...Savez-vous combien ils reçoivent des multinationales pour un kilo ? 1,50 $

Notre guide nous a expliqué que plusieurs agriculteurs de la région ne pouvant plus exploiter leur ferme à un si bas prix vendent leur terre à des multinationales qui elles les transforment en champs de bananes...

Préférant ne pas vendre leur cacao à l’international, ils visent le marché local et tirent leur revenu de ces visites et de la vente de leurs produits de chocolat artisanal.

Ils réussissent à tirer un peu plus qu’un dollar cinquante, mais surtout ils gardent leur terre. Ils sont aussi très inquiets quant à l’impact qu’aura sur la biodiversité le rachat de ces petites fermes par les multinationales et leur transformation en plantations de bananes...

Josée Sarrazin


Agenda

À Montréal

  • Le jeudi 25 octobre, à 17h, à la , à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, lancement du volume écrit par des théologiennes féministes, Une bible des femmes.
  • Le dimanche 4 novembre, à 16 h, célébration de la Saison Emmaüs automne 2018 sous le thème Tenir dans la joie. On apporte un plat pour le repas partage.
  • Le lundi 5 novembre, de 17 h 30 à 19 h 30, lecture biblique, dans la série Un système à faire, à défaire et à refaire, Des témoins de passage, les 12 et les 7
  • Le samedi 10 novembre, de 9 h 30 à 15 h 30, journée de formation organisée par l’ARDF-Montréal, sous le thème Femmes autochtones et démocratie avec Mme Françoise Ruperthouse de la communauté algonquine de Pikogan Amos (Abitibi). Coût: 25 $.
  • Le samedi 10 novembre, de 14 h à 16 h, Terre sacrée invite à participer à la Grande marche : La planète s’invite au parlement à partir de la Place des festivals.
  • Le lundi 19 novembre, de 19 h à 21 h 30, à la Maison Bellarmin, 25, rue Jarry Ouest soirée Relations sous le thème L’extractivisme : modèle toxique et voies de sorties.

À Québec

  • Du samedi 27 octobre au dimanche 28 octobre, à l’Université Laval, à Québec - Pavillon Alphonse-Desjardins, colloque Simplicité volontaire Le destin de l’humanité : espoir ou effondrement.
  • Les jeudis, de 13 h 30 à 19 h 00, café-rencontre entre femmes. Le jeudi 1er novembre, de 17 h à 19 h, La 2e génération issue de l'immigration avec le comité Femmes immigrantes.
  • Le lundi 5 novembre 2018 à 17 h 00, au Centre femmes d'aujourd'hui, 1008 rue Mainguy, à Sainte-Foy 5 à 7 féministe.
  • Le mardi 6 novembre 2018, à 9 h 30, à la Maison de la coopération - salle RC-1 (rez-de-chaussée) : 155 boul. Charest Est, S'informer sur l'économie sociale, c'est l'adopter.
  • Le mardi 6 novembre 2018, de 17 h 00 à 19 h 00, à la Librairie St-Jean-Baptiste, 565 St-Jean, lancement du livre de François Saillant Lutter pour un toit.
  • Le mercredi 14 novembre, de 19 h à 21 h 30, au Centre culture et environnement Frédéric Back – 870, avenue de Salaberry, soirée Relations sur L’extractivisme : modèle toxique et voies de sorties.
  • Comme sujet d’information et matière à réflexion, nous proposons La spiritualité autochtone, une vision holistique puisé sur le site Mission chez nous. Solidarité chrétienne avec les peuples autochtones. Du connu sans doute, mais aussi des liens à faire.

 

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