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Rapport femme-homme dans un nouveau visage de l’Église

Michelle Renaud

Le 6 décembre 2017, la Conférence religieuse canadienne a tenu, à la Maison mère de la Congrégation de Notre-Dame, une journée de formation sur le thème du rapport femme-homme dans un nouveau visage de l’Église. Au programme, une conférence en matinée et une table ronde en après-midi – toutes deux suivies d’échanges en petits groupes et d’un retour en plénière.

Professeure titulaire à l’Institut d’études religieuses de l’Université de Montréal, Denise Couture fait observer d’emblée que le discours actuel invite à se prononcer « pour » ou « contre » l’égalité femmes/hommes, « pour » ou « contre » le genre. Pourtant, plusieurs conceptions circulent. Il est important d’en prendre connaissance et d’apprendre à se situer au sein de cette variété. Quelle méthode utilisée pour atteindre cet objectif? Comment parler? Comment écouter? Elle répond qu’elle parle sous forme de témoignage. Il ne s’agit pas de convaincre l’autre, mais de parler et d’écouter pour préciser les positions. À l’aide d’un tableau, elle présente ensuite cinq conceptions de l’égalité et du genre : la « théologie de la femme » de Jean-Paul II; la théologie féministe fondée sur la théologie du Vatican; le discours catholique contre « l’idéologie du genre »; la théologie féministe d’une ekklésia des femmes; la théologie queer. Mais comment construit-on une Église témoignant de l’égalité des sexes? Il est important de sortir de la logique réductrice du pour et du contre et de reconnaître l’agentivité des femmes et des hommes spirituels dans l’Église. L’ekklésia des femmes donne un nom à l’expérience d’une Église de disciples égales et égaux que nous vivons déjà à travers la capacité d’agir des personnes spirituelles. Cette Église, ce sont les diverses communautés auxquelles nous appartenons – des communautés de la base chrétienne où nous nous développons existentiellement et spirituellement.

- Pour avoir grandi parmi les femmes, Guy St-Onge, S.G., de la communauté des Frères de Saint-Gabriel, a été marqué par leur sensibilité, leur style, leurs façons d’agir. Il importe, affirme-t-il, de continuer à développer une culture du partenariat - fruit de Vatican II – entre hommes et femmes en Église. À cet égard, il souligne la grande ouverture d’esprit du pape François. Sous son pontificat, les femmes sont en effet de plus en plus nombreuses à occuper des postes majeurs au sein du Vatican.

- Réfléchissant sur le développement d’une culture partenariale entre hommes et femmes, Rita Gagné, O.S.U., se demande comment passer de l’opposition ou de la complémentarité à la « conjugaison » des dons différents? Comment rendre plus manifeste l’égale dignité baptismale des hommes et des femmes? D’où viennent les signes d’espérance? Malgré les obstacles, de grands pas sont déjà faits. Toutefois, nous devons en consentir d’autres pour que l’harmonie des deux pôles d’humanité se réalise.

- Marie Salmon supervise les missions canadiennes de Chemin Neuf, une communauté catholique à vocation œcuménique constituée de prêtres, de célibataires et de couples mariés et prônant la parité hommes-femmes dans les lieux de gouvernance. Son compte rendu de la complémentarité hommes-femmes dans l’exercice de l’autorité met en relief la chance extraordinaire que représentent nos différences femme/homme – à condition de les comprendre comme des « tendances » et non comme fixées absolument. 

Crédit photo : Conférence religieuse canadienne

 

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