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Marguerite Bourgeoys et l’Assomption de Marie

G. Della Cioppa

La vie de [Marguerite Bourgeoys] avait subi l’influence de la Sainte Vierge, les signes de sa vocation se rattachaient providentiellement aux fêtes dédiées à la Mère de Dieu. En effet, Marguerite avait 30 ans, le jour de l’Assomption de la Vierge lorsque l’Enfant Jésus apparut; plus tard, la Madone souriante lui dit : « Va, je ne t’abandonnerai pas. »

Il était donc juste que le jour de sa Béatification suive de près la solennité de l’Assomption de cette Vierge Marie qu’elle avait tant aimé, tant fait aimer!

C’est Marguerite Bourgeoys qui avait voulu la première, consacrer un temple à l’Assomption de Marie, c’est elle qui rapporta de France – et avec tant de dévotion – la statue miraculeuse de la très Sainte Vierge, choisie comme patronne de la cité naissante qui prenait justement le nom de « Ville-Marie ». Coïncidence : l’inauguration de cette statue eut lieu le jour de l’Assomption.

Et les petites [Amérindiennes] baptisées et adoptées par Mère Bourgeoys portaient ce nom de Marie : Marie des Neiges…

À la première religieuse née à Montréal, Sœur Bourgeoys donna le nom de : Sœur de-l’Assomption. Comme héritage, elle légua à ses Filles la Congrégation de Notre-Dame.

Tous ces faits providentiels permettent de penser que Marguerite contribua à la proclamation du dogme de l’Assomption de Marie. Elle a voulu honorer sa Mère du ciel jusque dans cette suprême profession de foi, pour ainsi se rendre digne de recevoir les honneurs de la Béatification, de la Vierge de l’Assomption elle-même.

Extrait de : G. Della Cioppa, Fille de lumière. La Bienheureuse Marguerite Bourgeoys : Fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, Montréal, Centre Marguerite-Bourgeoys, 1956, p. 157-159.

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