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Présentation à la paroisse Très Saint Nom-de-Jésus, le 2 avril 2017

Nicole Bernier, CND et Huguette Lévesque, CND

Marguerite Bourgeoys est née à Troyes en France en 1620. Marquée par son milieu et son temps, elle sera à la fois grande réaliste et profondément mystique, elle fera même  figure d’avant-garde. Alors qu’elle est jeune femme, une vision de la Vierge a changé profondément sa vie. Marguerite a toujours été à l’écoute des surprises de Dieu dans sa vie.

Marguerite a été appelée par Paul Chomedey de Maisonneuve, fondateur de Ville-Marie, à prendre la tête d’un groupe de jeunes femmes pour enseigner aux enfants pauvres. Marguerite est arrivée au Canada avec la grande recrue de 1653 qui devait sauver Ville-Marie et sa cinquantaine d’habitants et l’aider à se défendre des attaques des Iroquois. Elle a compris que les femmes ont un rôle important à jouer dans le futur du pays. Elle a mis sur pied des ateliers de travaux pratiques pour les femmes de toutes conditions et a accueilli les filles du roi dont l’arrivée a permis l’établissement de nouvelles familles et ainsi garantir la survie de la colonie. Elle a vécu avec ces jeunes femmes, les a préparées à leur nouveau rôle de mères de familles. Marguerite a été une femme audacieuse pour ouvrir des chemins nouveaux et répondre aux besoins de son temps.

En 1655, elle a demandé aux colons de se joindre à elle pour la réalisation de son rêve : la construction d’une chapelle de pèlerinage. Après des délais et des imprévus, la première chapelle de pierre de Montréal a enfin vu le jour en 1675 : Notre-Dame-de-Bonsecours qui accueille encore les pèlerins d’aujourd’hui dans le Vieux-Montréal. Marguerite a été une femme de foi enracinée dans le cœur de son « cher Bon Dieu » comme elle aimait le nommer et aussi dans la Vierge de Bonsecours.

Marguerite a ouvert la première école en 1658. Comme première éducatrice à Ville-Marie, elle a vite saisi le besoin d’aller chercher de l’aide en France. Avec de nouvelles compagnes, elle a formé le noyau d’une communauté de femmes non-cloîtrées, la Congrégation de Notre-Dame. Pour répondre à l’appel qui l’habitait  et aux nouveaux besoins de la colonie, elle a dû aller à l’encontre de la vision des évêques qui voulaient en faire une communauté cloîtrée, seul type de communautés qui existait à l’époque. Elle voulait que ses sœurs puissent aller partout où il y avait du bien à faire; elle parlait de vie voyagère. La Congrégation a finalement reçu des Constitutions de la part des évêques deux ans avant sa mort.

Marguerite est décédée en 1700 et le pape Jean-Paul II l’a canonisée en 1982.

Nous reconnaissons en cette femme déterminée, une femme de courage, de vision et de compassion qui demeure une inspiration pour nous tous et toutes aujourd’hui.

 

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