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Marguerite Bourgeoys – une courte biographie

Patricia Simpson, CND

Le 31 octobre nous célébrons l'anniversaire de canonisation de sainte Marguerite Bourgeoys.

La première éducatrice de Montréal

Marguerite Bourgeoys, native de Troyes, est arrivée à  Ville-Marie en 1653. La ville de Montréal que nous connaissons doit son origine à un groupe d’hommes et de femmes dévots de la France du XVIIe siècle, dont le rêve était de partager avec les peuples autochtones du Nouveau Monde.

Dans l’espoir de réaliser cet objectif, ils entreprirent de s’établir dans l’île de Montréal, dans la colonie appelée Nouvelle-France. L’établissement devait incarner l’idéal chrétien décrit dans les Actes des Apôtres de manière à attirer les Amérindiens, tout comme les premières communautés de chrétiens du monde méditerranéen avaient attiré leurs adeptes, au début de l’Église.

L’arrivée de Marguerite Bourgeoys, onze ans après la fondation de Ville-Marie, réalisait une partie du dessein initial qui prévoyait l’éducation des enfants de la colonie. Elle accompagnait « la recrue des cent hommes » sur laquelle on comptait pour sauver Ville-Marie qui, en 1653, faisait face à une terrible alternative : l’abandon du nouveau poste ou l’extinction de ses habitants.

Pendant la traversée qui l’amenait de la France vers le Canada, elle a soigné les malades et réconforté les mourants. C’est alors que ses compagnons de voyage, les futurs colons, commencèrent à l’appeler « sœur ». Depuis ce moment et jusqu’à sa mort, le 12 janvier 1700, elle s’est entièrement consacrée au bien-être de la population de Montréal.

 

Premiers pas  en Nouvelle-France : les débuts de la Congrégation de Notre-Dame

Avec ces hommes et ces femmes, elle partageait les dangers et les privations comme les efforts et les espoirs qui rythmaient leur vie dans la colonie naissante. Comme eux, elle était vulnérable aux menaces qui l’entouraient, attaques ennemies ou maladies, ainsi qu’à l’incompréhension des autorités de l’Église et de l’État, parfois hostiles ou incompétentes.

Avec constance, elle évitait ou refusait, autant que possible, tout honneur ou privilège qui l’aurait élevée au-dessus de la condition des gens ordinaires du Canada, de ces hommes et de ces femmes qui, dans la pauvreté, luttaient avec courage pour bâtir, dans ce Nouveau Monde, une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs familles.

Elle réalisa la tâche pour laquelle elle était venue à Montréal en y ouvrant au printemps de 1658 la première école, dans une étable abandonnée. Pour assurer la permanence et la stabilité de l’œuvre d’éducation des enfants et des femmes de la Nouvelle-France, elle a fondé une communauté de femmes non cloîtrées.

Même si les approbations civile et ecclésiastique ne devaient venir que dans un avenir éloigné, cette communauté a effectivement existé dès le 2 juillet 1659, au moment où Marguerite ramenait avec elle ses premières compagnes, sur le bateau transportant la dernière des grandes recrues de la Société de Notre-Dame de Montréal.

 

L’éducation libératrice au service des familles

L’éducation que Marguerite Bourgeoys et ses compagnes dispensaient aux enfants (garçons et filles au début) ainsi qu’aux femmes de la Nouvelle-France était d’abord l’éducation de la foi, jaillissant d’une source religieuse profonde. La foi qui s’exprime dans la vie de Marguerite, comme dans les écrits qui nous ont été transmis, demeure au cœur de tout son enseignement. On y retrouve l’importance fondamentale du double commandement de l’amour : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit, et tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Cependant, aux yeux de Marguerite, l’école devait avoir un rayonnement sur toute la vie de l’individu et sur la société toute entière. Ses fonctions allaient donc bien au-delà de la transmission des valeurs religieuses. Ses premiers et premières élèves n’étaient ni les riches ni les puissants, mais bien les enfants des colons qui édifiaient Montréal, des enfants qui, très tôt, devraient faire face à un double défi : gagner leur vie et celle de leurs familles et bâtir un pays neuf.

Pour les préparer à cette tâche, elle mettait l’accent non seulement sur l’importance d’un « travail honorable », mais sur la valeur et l’importance de leurs efforts.

Son action éducative ne se limitait pas à l’enseignement dans les classes. Elle accueillait les jeunes immigrantes qui venaient en Nouvelle-France dans le but d’épouser des colons, allant même jusqu’à offrir un foyer à ces jeunes femmes, où elle vécut avec elles pour les aider à s’adapter à leur nouveau pays et les préparer aux situations qui les attendaient.

Elle mit aussi sur pied un ouvroir, sorte d’atelier où les jeunes femmes pauvres pouvaient acquérir des habiletés manuelles qui leur permettraient de gagner leur vie. Les relations étroites que ses compagnes et elle avaient établies avec les habitants de la nouvelle colonie, aussi bien que sa capacité particulière à percevoir les besoins autour d’elle et à y répondre, avaient rendu possible une forme d’éducation vraiment adaptée à la vie des personnes à qui elle était offerte.

 

Pour en apprendre davantage sur Marguerite Bourgeoys :

http://cnd-m.org/fr/marguerite_bourgeoys/biographie.php

 

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