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L'Heure juste

Groupe Solidarité Justice

 Tremplins

Au moment de renouveler l’adhésion au Groupe Solidarité Justice, au printemps 2016, la question suivante a été posée aux membres : pour toi, le GSJ, c’est un tremplin vers quoi? Des réponses pleines de sens nous sont parvenues. Au fil des Heures justes de cette année, nous en partagerons quelques-unes. En voici une première.

Pendant ses 20 ans d’existence, le GSJ a vraiment été un lieu de sensibilisation et de partages enrichissants tant au plan humain que spirituel en faveur d’engagements éclairés pour plus de justice et solidarité. Un monde à bâtir selon l’Évangile de Jésus où personne n’est exclu de la table commune; c’est encore la mission à poursuivre ensemble. Le GSJ nous garde en éveil en ce sens; là où j’ai les pieds, il affine mon regard solidaire et soutient mon geste de communion. 


En votre nom

Solidarité Brésil

Fin avril, à l’appel du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), nous avons signé une lettre adressée au Premier Ministre Justin Trudeau en solidarité avec la population brésilienne face à la destitution de la présidente, madame Dilma Roussef. Le nom de notre groupe a rejoint celui des multiples organismes qui ont posé ce geste d’appui.

Bateau des femmes pour Gaza

En réponse à une demande du Centre international de solidarité ouvrière (CISO) et de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), le Groupe Solidarité Justice a donné un appui officiel et financier au projet Bateau des femmes pour Gaza qui a pris la mer de Barcelone le 14 septembre. La flottille est composée uniquement de femmes. Le but de l’expédition est de rappeler aux dirigeantes et dirigeants du monde la situation des femmes de Palestine et de réclamer l’arrêt du blocus israélien. (Pour en savoir davantage, aller sur le site France-Palestine.org).


Bonne nouvelle

Belle nomination

Le 8 septembre 2016, pour la première fois dans l’histoire du Québec, une femme autochtone, madame Eva Ottawa, est devenue présidente du Conseil du statut de la femme. Mme Ottawa était membre de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Elle a aussi occupé la fonction de grand chef du Conseil de la Nation Atikamek de 2006 à 2013.


À l'action

Campagne d’éducation de Développement et Paix

Développement et Paix a lancé sa campagne d’éducation, pour l’automne 2016, sous le thème « Au cœur de l’action pour la justice écologique ». Pour l’organisme, l’agriculture doit être au cœur des solutions. Un message en ce sens est adressé au Premier Ministre Justin Trudeau, un message que nous pouvons endosser de l’une ou l’autre des façons suivantes : se procurer le matériel de campagne et signer la carte postale ou signer la pétition en ligne sur le site https://www.devp.org/fr/education/fall2016/action.


Échos du congrès de l'entraide missionnaire

Un congrès de transition

Molly Kane, coordonnatrice de l’Entraide missionnaire, situe le congrès 2016 en continuité avec les congrès précédents et en transition vers un « autrement » qui prendra forme au printemps 2018, soit l’année du 60e anniversaire de l’EMI. Elle présente le thème du congrès « Changer le système, pas le climat: créons des alternatives pour un monde solidaire ». Elle le situe dans l’horizon du récent Forum social mondial et de la mobilisation citoyenne sur les changements climatiques. Face à l’industrie destructive des systèmes financiers, elle affirme qu’une transformation s’impose : il faut changer le système générateur de violence et de répression maintenu par le consentement des populations et créer des alternatives pour un autre monde tellement nécessaire et que la solidarité rend possible.

L’animation du congrès a été confiée à Mise au jeu, une équipe d’intervention théâtrale participative. Nancy Roberge, membre de cette équipe, devient la meneuse de jeu durant tout le congrès. Et l’équipe, à travers quelques courts sketches, provoque prises de conscience et réflexion.

La richesse du vivant

En guise de réflexion d’accueil, l’artiste visuelle, Fanny Aïshaa, situe les congressistes sur un territoire mohawk non cédé et dans l’écosystème du fleuve Saint-Laurent, un chemin qui marche. Elle partage une expérience vécue dans une île de l’archipel Haida en Alaska, un milieu naturel protégé habité par des autochtones. Elle se dit saisie par l’omniprésence du vivant et la richesse de la biodiversité. Elle appelle à la responsabilité de passer du rôle de prédateurs qui jouissent d’avantages à celui de protecteurs des cultures et de la nature, d’agents de changement des systèmes.

Vers de nouveaux paradigmes

Militante de la préservation de la biodiversité et de l’émancipation culturelle en Guinée-Bissau, Augusta Henriques propose de nouveaux paradigmes face à l’accaparement des terres, de la richesse et du bien-être. Des paradigmes en rupture avec la logique du capital, de la tradition marchande et de la surconsommation, une logique qui promeut l’avoir au détriment de l’être. Elle s’intéresse particulièrement aux droits des femmes, un combat partagé par les différentes générations. La question de la transmission des valeurs lui importe au plus haut point. Elle porte le projet d’une nouvelle génération qui soit engagée à construire des alternatives pour un monde durable.

Luttes locales

Dans le cadre simulé d’une émission télé d’intérêt public, les interventions de Lorraine Guay et d’Élodie Ekobena illustrent comment la solidarité émerge des luttes locales. Lorraine évoque particulièrement l’histoire de la clinique populaire de Pointe-St-Charles et Élodie, son expérience d’agente de pastorale sociale dans le quartier Villeray. Lorraine mentionne le potentiel thérapeutique et transformateur de l’action citoyenne collective. Elle démontre le lien entre les luttes locales et la solidarité internationale particulièrement avec les réfugiés chiliens à la suite du coup d’état. Élodie fait ressortir les problématiques sociales de son quartier et la nécessaire concertation entre les organismes pour répondre aux besoins des gens. Elle évoque la force du collectif pour créer un monde d’inclusion.

Un bon vers l’avant

Dimanche matin, Kate McKenna et Martin Lukacs présentent le manifeste Un bon vers l’avant comme outil de proposition, de mobilisation, de solidarité et de convergence. Le manifeste compte quinze revendications « pour un Canada fondé sur le souci de la planète et la sollicitude les uns envers les autres ». Une façon de rêver le monde que nous voulons avec la conviction que tout peut changer. Ce qui suppose des alliances forgées dans la rue et une volonté politique à provoquer. Le manifeste peut être signé sur le site bondverslavant.org.

Responsables de la Terre-mère

La dernière intervention donne la parole à un Attikamek de Manawan (Manouane). Son approche pour changer le système part de la perception du territoire par les peuples autochtones, soit leur traditionnel respect pour la Terre-mère et ses quatre éléments vitaux, la terre, l’eau, le feu et l’air. Un environnement sacré où l’être humain est appelé à vivre en harmonie avec la Terre. Face aux menaces pesant sur cet environnement et aux dommages causés par l’appétit de consommation, Sipi insiste sur l’importance du combat pour l’intégrité du territoire. Ce qui suppose des mobilisations telles le mouvement Idle no more ainsi qu’un modèle de gouvernance participative qui favorise la responsabilité des communautés. Sipi mise sur les recommandations de la Commission vérité et réconciliation, la réconciliation étant la clé pour créer des nouvelles relations dans une perspective de solidarité.


Forum social mondial

Du 9 au 14 août dernier, se tenait à Montréal le 12e Forum Social Mondial, le plus grand rassemblement international de la société civile visant à trouver des solutions aux problèmes de notre temps. Le FSM-Montréal 2016 marque l’histoire comme étant le premier événement de ce genre à se tenir dans un pays du Nord. En effet, depuis sa création à Porto Alegre (Brésil) en 2001, le FSM n’a eu lieu que dans des pays du Sud (Amérique latine, Asie, Afrique). Ce Forum a rassemblé environ 35 000 personnes dont les représentantEs de 5000 organisations de la société civile locale et mondiale, pour participer à plus de 1500 activités autogérées, avec des marches d’ouverture et de clôture, un campement de la jeunesse et une vaste programmation culturelle. Le slogan rassembleur était: «Un autre monde est nécessaire, ensemble il devient possible!»

Au FSM était jumelé le Forum mondial théologie et libération sous le thème Résister, espérer, inventer: un autre monde est possible! Deux journées au Collège Brébeuf y étaient consacrées en plus des ateliers intégrés au FSM.

Nos coups de coeur

Les membres du comité exécutif qui ont participé aux Forums, sœur Francine Fournier, sœur Céline Beaulieu, sœur Denise Brunelle, sœur Louise Breton, partagent ici leurs coups de cœur.

Celui de sœur Francine

Qu’a été, de mon point de vue, le Forum social mondial? Pour moi, ce fut une décision d’y participer. Comme il fallait faire des choix face à un nombre incroyable d’activités, j’ai privilégié tout d’abord une rencontre avec Nicole O’bomsawin. Cette femme est une grâce et aussi une énigme. Comment peut-elle parler de façon dynamique et attachante de ses traditions abénaquises, toujours en mentionnant le lourd et douloureux passé de la colonisation, sans aucune agressivité et en te donnant joyeusement le goût de la culture autochtone ? Nicole est une fenêtre lumineuse sur un monde blessé. Il me reste de ce moment un goût sans équivoque de m’engager avec les Premières Nations.

L’occasion m’a été donnée de revoir le spectacle de marionnettes présenté par le groupe Espace Art Nature et intitulé Inukshuk. J’en suis sortie fascinée par la beauté de la présentation mais avec un lot d’interrogations sur la portée de nos paroles et de nos gestes dans un monde dur mais plein de vie.

 Enfin, une matinée dans un atelier sur le thème de la radicalisation et de la violence. Être attiré par un idéal et des choix extrêmes, ça se comprend toujours à un certain âge mais la violence ? Plus d’échanges entre nous que de solutions concrètes…

Celui de sœur Céline

Une soirée extraordinaire a été pour moi le clou du Forum. Intitulée Les peuples et la planète avant le profit, la soirée socio-politico-artistique animée par Christian Vanasse des Zapartistes comportait de la chorégraphie tellement parlante, des chansons engagées et surtout des voix dites « voix des résistances et des alternatives ». Des quatre coins de l’auditorium, des militantes et des militants des quatre coins de la planète lançaient des cris d’alarme par rapport à des situations intolérables et disaient : « C’est assez ! Ya basta ! Elles appelaient à joindre nos énergies pour bâtir un autre monde tellement nécessaire et possible.

Un autre moment qui m’a fortement rejointe a été l’intervention d’une femme mohawke de Kahnawake, Christine Zachary Deom à l’atelier du Groupe de théologie contextuelle, «Pour sauver nos territoires : un regard à changer». Elle a exposé avec clarté comment le territoire habité par son peuple, celui de l'ancienne Seigneurie de Sault St-Louis, a été progressivement réduit comme peau de chagrin.

Celui de sœur Denise

Présente au Forum Social Mondial de 2007 à Nairobi (Kenya), j'avais très hâte de recevoir chez nous, au Québec, dans l'ambiance et la chaleur de notre été, ce rassemblement unique de personnes éprises de justice. Selon nos désirs ou nos sensibilités, nous pouvions participer aux ateliers multiples qui s'offraient à nous. Plusieurs lieux étaient aménagés pour favoriser les échanges et renforcer nos liens. Au Kenya, les marches d'ouverture et de clôture avaient été longues dans la ville, mais le campus de l'Université concentrait beaucoup d’activités dans ce même lieu. À Montréal, les marches furent relativement courtes mais les ateliers se dispersaient dans plusieurs pavillons extérieurs au complexe de l'UQAM. La marche était donc indispensable. Nous étions ici dans le berceau de la Marche Mondiale des Femmes et sur le bord de notre fleuve que les autochtones avaient nommé : le chemin qui marche !

J'ai participé à des ateliers fort intéressants en lien avec l'éducation, les religions ou les conscientisations, mais j'en ai sacrifié plusieurs, faute de temps ou en conséquence de mes choix. De toute façon, il faut garder du temps pour assimiler et pour comprendre où nous allons comme humainEs sur cette terre. Je répète souvent qu'on a toute la vie pour apprendre à vivre; ce Forum m'annonce que ma vie sera longue... Je suis très contente d'avoir été partie prenante du cortège du peuple qui marche vers plus de justice et d'humanité. Avec Alexandre Jardin, je peux m'adresser au gouvernement en disant avec assurance : Laissez-nous faire, on a déjà commencé !

Celui de sœur Louise

J'ai eu le bonheur de participer au Forum mondial de théologie et libération et au Forum social mondial. C'était une semaine remplie de rencontres, d'ateliers, de conférences, de kiosques et d'activités culturelles. J'ai particulièrement apprécié de discuter avec plusieurs personnes qui défendaient des causes très différentes mais qui tendaient toutes vers un monde meilleur. Parmi ces personnes, de nombreux jeunes qui redonnent espoir pour l'avenir. J'ai aimé le forum de théologie qui parlait de décolonisation de notre approche d'évangélisation dans l'Église face à d'autres peuples. Pendant le forum social, j'ai assisté à plusieurs ateliers parlant du vivre ensemble, du revenu minimum garanti, de projets de partage et d'économie sociale, mais je vais vous parler d'un atelier sur l'histoire des peuples autochtones au Canada qui s'appelait «Nos couvertures, nos territoires». Chaque personne présente participait en marchant sur les couvertures qui se rapetissaient ou disparaissaient au fur et à mesure de l'histoire des peuples autochtones pour finir par des parcelles de territoire, nommées réserves. C'était une expérience très prenante et particulièrement pour deux jeunes femmes autochtones qui étaient là. Mon regard sur cette situation a changé après cet atelier. J'ai bien aimé aussi participer à la marche d'ouverture du forum social où nous étions environ 20 000 personnes sous une chaleur étouffante. C'est très motivant de marcher ensemble pour un monde meilleur.


Agenda

À Québec
 
  • Le samedi 24 septembre, de 14h30 à 16h30, à la Bibliothèque Monique-Corriveau: 1100 Route de l'Église, Ste-Foy, Comment Mandela a réussi à instaurer la paix – Journée de la Paix. Intervention de deux jeunes étudiants bâtisseurs de la culture de la paix.
  • Du 18 octobre au 10 novembre, à la Bibliothèque de l’Université Laval, exposition Relations, une revue engagée dans son époque.
  • Le mardi le 27 septembre 2016, de 19 h à 21 h 30, au Centre culturel et environnemental Frédéric-Back, 870, avenue de Salaberry salle 322-324, Soirée Relations, Le revenu minimum garanti: une mesure de lutte contre la pauvreté ? 
  • Le vendredi 30 septembre à 7h45, rue de la Barricade, coin Dalhousie, manifestation L'austérité, c'est pas une croisière au soleil ! Organisée par le RÉPAC (le Regroupement d’éducation populaire en action communautaire).
  • Le jeudi 29 septembre à 13h, au Centre Durocher (Mgr Bouffard), 680, rue Raoul-Jobin, café-rencontre hebdomadaire pour discuter, rencontrer des gens et s'informer sur différents sujets tels que l'alimentation, la santé, l'actualité, la sécurité, le voyage, etc. Animé par le Centre d’action bénévole de Québec. 
À Montréal
  • Le mercredi 28 septembre, de 12h15 à 14h, au cégep Marie-Victorin, 7000 Rue Marie-Victorin, activité de théâtre interactif avec la troupe Mise au jeu Féministes et croyantes? Il était une foi des féministes.
  • Le mercredi 28 septembre, de 19 h à 21h30, à la Maison Bellarmin, 25, Jarry Ouest, Montréal, soirée Relations Le revenu minimum garanti : une mesure de lutte contre la pauvreté ? 
  • Le jeudi 29 septembre 2016, de 17h à 21h, au Centre St-Pierre – 1212, rue Panet, assemblée générale annuelle 2016 du CPRF.
  • Du 20 septembre au 4 octobre prochain, du lundi au vendredi de 7h à 22h30 et le samedi de 8h à 17h 30 au cégep Marie-Victorin, 7000 Rue Marie-Victorin, exposition QuébécoisEs, musulmanEs… et après? 
  • Le samedi 1er octobre, 10h à 13h, à l’Université du Québec à Montréal, pavillon Hubert-Aquin, A-M050, assemblée ouverte bilan du Collectif Forum social mondial 2016
  • Le dimanche 2 octobre 2016 à 15 h 30, à la Maison Bellarmin, 25, rue Jarry O., prochaine Saison d’Emmaüs où sera abordé le Notre Père.
  • Le lundi 3 octobre, à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, Un parent dynamique, première de la série Que reste-t-il du Je crois en Dieu? avec le bibliste André Myre.
  • Le jeudi 6 octobre 2016, de 17 h à 19 h, Lancement du numéro de la rentrée de la revue Relations, Le réveil écocitoyen – Initiatives et mobilisations  (no 786).
  • Le 18 octobre, de 9 h 00 à 16 h 00, à la : Maison Bellarmin (25, rue Jarry ouest, assemblée générale du ROJEP.
 

 

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