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L'Heure Juste : Fenêtres ouvertes

CND

Cette section de l’Heure juste est rédigée  avec la précieuse contribution des membres du comité exécutif:

  • sur la lutte contre la pauvreté: Louise Bégin
  • sur les droits des femmes: Céline Beaulieu
  • sur démocratie et participation citoyenne: Denise Brunelle
  • sur le respect de la planète: Josée Sarrazin

 

Pour un Québec sans pauvreté

Si quelques pauvres sont moins pauvres, les riches sont toujours plus riches

Une situation inacceptable. Malgré les dires de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, la situation des personnes seules ne s’est pas améliorée depuis 2003, année de l'adoption de la loi anti-pauvreté. Au contraire, le nombre de personnes seules sous le taux de faible revenu a augmenté et leur pouvoir d’achat a diminué. La situation des couples sans enfants est semblable; leurs prestations couvrent de moins en moins leurs besoins de base. Le plus malheureux, c’est que ces situations relèvent de choix politiques discriminatoires et empreints de préjugés. Pourtant, de plus en plus d’organisations plaident avec insistance pour une amélioration du revenu des personnes seules, tout particulièrement celles bénéficiant de l’aide de dernier recours et jugées « aptes » au travail.

Il faut le reconnaitre: au Québec, certains pauvres sont moins pauvres. Des efforts restent encore à faire pour les familles monoparentales avec une femme à leur tête; pensons aux ménages avec enfants. Il n’en demeure pas moins que les riches sont toujours plus riches. Pour renverser cette tendance, le gouvernement aurait avantage à s’inspirer du pacte social et fiscal porté par le Collectif, qui vise à favoriser une meilleure redistribution de la richesse. C’est toute la société québécoise qui tirerait profit d’une telle démarche vers plus d’égalité, laquelle commence par un rehaussement significatif du revenu des personnes seules et des couples sans enfants et une action forte pour renverser la progression des inégalités.

Source : Soupe au caillou # 346

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Droits des femmes

États généraux sur la situation des femmes immigrées et racisées

La Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) organisait pour les 20, 21 et 22 janvier 2012 des états généraux sur la situation des femmes issues de l'immigration qui ont réuni quelque 300 femmes immigrées et racisées de différentes régions du Québec. Préalablement, une enquête terrain réalisée en 2010 auprès de plus de 200 femmes immigrées et racisées dans sept régions du Québec a démontré la persistance de multiples obstacles structurels qui compromettent l’autonomie économique de ces femmes et leur égalité.

Ces obstacles: les difficultés d’accès à la francisation, la non reconnaissance des diplômes et des expériences acquises à l’étranger, l’insuffisance de lieux d’acquisition d’expériences locales, le déficit de places abordables en garderie et de halte- garderies. Des obstacles qui s’enchevètrent et qui contribuent à l’isolement d’un grand nombre de femmes.
Via les panels et plénières, des questions cruciales sont posées:

  • Quoi corriger dans la francisation pour faciliter l’intégration des femmes immigrées?
  • Comment le genre affecte-t-il précisément l’emploi des femmes immigrées et racisées?Quelles alternatives à la non-reconnaissance et à la dévalorisation des acquis scolaires et professionnels de femmes immigrées?
  • Quels sont les facteurs de reproduction des exclusions et les défis particuliers à relever?
  • Comment un système de garde intégrant à la fois, haltes garderies et places en garderie à prix abordable, peut-il contribuer à une mobilité des femmes immigrées et racisées et à réduire leur isolement?
  • Comment la multiplication de lieux de rencontres, de réseaux multiethniques et d’échange avec les femmes d’ici peut-il contribuer à briser l’isolement des femmes immigrées et racisées et favoriser une prise de pouvoir sur leurs vies?

Somme toute, un objectif était visé par ces états généraux: donner aux femmes UNE VOIX COMMUNE VERS L'éGALITé.

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Démocratie et participation citoyenne

Face à l'avalanche des offres, STOP!

Dans le bouillonnement actuel du Québec, nous sentons-nous perdues, dépassées, désorientées, marginalisées, bousculées ?

Avons-nous sérieusement perdu la foi dans l’appareil politique et la confiance en toutes celles et en tous ceux qui veulent notre bien? Avons-nous perdu le Nord? Qui nous guidera dans ce capharnaüm?

Le menu est varié et d’autres items s’y ajoutent régulièrement. Actuellement, nous pouvons jongler avec les offres suivantes:
LIB, PQ, ADQ, QS, OPN, CAQ, AQ, BP, MEQ, COM, CON, DCQ, EP, PI, ML, NUL, VRT, QRD.
éclairs, vertiges, embarras du choix ?

-------------------------------STOP-----------------------------------------

Reprenons nos esprits, c’est le moment propice pour la retraite. Retirons-nous à l’écart, questionnons nos options fondamentales pour la justice, nos partis pris pour les 99% asphyxiés par la rapacité des plus riches. Nous sommes ébranlées à la vue des populations exploitées, affamées; ce sont nos sœurs, nos frères en humanité. Restons secouées pour que nos convictions ne s’affadissent pas. Il y a la prière, oui, mais il y a aussi la pratique de notre vie à contre-courant, le refus de glisser sur la pente de la consommation, sans réfléchir aux conséquences sur la vie des personnes qui nous ont secouées et fait pleurer.

En sortant de notre réflexion personnelle et collective, nous aurons peut-être plus d’assurance face aux options qu’on nous présente et nous aurons des critères solides pour faire nos choix.


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Respect de la planète

Le « flexitarisme », une pratique de plus en plus populaire. Et ses bienfaits sont nombreux.

Le « flexitarisme » consiste à réduire significativement notre consommation de viande. Au Canada, une personne mange quotidiennement 200 grammes de viande par jour en moyenne, soit l'équivalent de deux hamburgers quart de livre. Les répercussions de ce type de régime sont néfastes sur la santé, l'environnement, le porte-feuille et l'éthique animale. Le « flexitarisme » s'apprivoise facilement, car il allie compromis et souplesse.

Empreinte surdimensionnée

Diminuer notre consommation de viande est une façon simple de réduire notre empreinte écologique, car l'élevage représente une énorme pression sur les ressources de la planète et contribue à la dégradation de l'environnement.
Près de 15 000 litres d’eau, 7 kilos de céréales et 11 tonnes de GES, voilà ce que représente la production d’un kilo de bœuf. La production de viande (incluant le transport du bétail et de sa nourriture) est responsable de 18 % des émissions globales de GES. Ceci est principalement dû aux émissions de méthane, un gaz produit par les ruminants et par la gestion du fumier, qui contribuent 25 fois plus au réchauffement de la planète que le CO2.

Notons qu’un hectare de terre peut produire annuellement 18 tonnes de légumes, 15 tonnes de pommes de terre ou 12 tonnes de fruits, mais seulement 400 à 500 kg de viande blanche, de lait ou d’œufs et pas plus de 33 kg de viande rouge.

Engagement collectif

Quoi de mieux que de faire partie d'un véritable mouvement de société pour se motiver? « Les lundi sans viande », déjà instaurés à la Maison mère sont un mouvement international de plus en plus populaire qui existe ailleurs au Québec, appuyé par plusieurs personnalités. Il a pour but d'offrir des recettes, des adresses et diverses ressources afin de conscientiser et de motiver un maximum de Québécoises à remplacer, chaque lundi, leurs repas de viande par des mets à base de végétaux.

 

 

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