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29ème anniversaire de la canonisation de Marguerite Bourgeoys

CND

Extrait de l’allocution de S. Gervaise Deschènes lors du dépôt d’un coussin de fleurs devant la plaque de sainte Marguerite Bourgeoys à l’église Saint-Jean.

…Vous ne serez pas surpris, j’en suis certaine, de m’entendre relater quelques souvenirs d’il y a trente ans. Ce soir, je veux rendre hommage à la population troyenne qui nous a si chaleureusement accueillies.

Le soir de notre arrivée à Troyes, le 5 octobre 1981, sœurs Marguerite Ouellet, Lucienne-Marie Plante, Monique Daigle et moi-même, étions toutes fébriles et heureuses d’être enfin au pays de Marguerite Bourgeoys, non pas pour une simple visite fut-elle spirituelle, mais pour y demeurer. Nous étions conscientes de commencer une page d’histoire, de notre histoire, qui s’inscrivait maintenant à même l’histoire de Troyes : la ville de Marguerite qui devenait notre ville.

A la question posée régulièrement : « Avez-vous été bien accueillies par les Troyens ? » Je répondais chaque fois: « Je me suis tout de suite sentie chez nous, chez Marguerite. Les Troyens nous ont si chaleureusement accueillies ! Marguerite nous avait précédées et elle passait devant nous chaque fois que nous avions une démarche à faire... en toutes nos visitations.» Dès la fin du mois d’octobre, j’ai commencé pour ma part, des visitations de quartiers en compagnie du père Bernard Vallée, le curé de la paroisse St-Jean-St-Urbain où j’étais envoyée. Il voulait me faire connaître rapidement des paroissiens avec lesquels je pourrais travailler par la suite.

Pendant que je faisais mes premières armes en pastorale paroissiale, S Marguerite Ouellet faisait de l’accueil à la Maison Notre-Dame en l’Isle, ayant eu la mission de donner de l’âme à un bâtiment qui avait besoin d’animation et de sang neuf et de rajeunissement. Et au bureau, elle préparait et recevait les inscriptions du prochain voyage à Rome pour la future canonisation de sain-te Marguerite Bourgeoys. C’est ainsi qu’elle a connu et rencontré de nombreux Aubois qui se souviennent encore. S. Lucienne-Marie Plante, pour sa part, mettait en oeuvre un Centre Marguerite Bourgeoys qui avait pour but de faire connaître Marguerite Bourgeoys, de préparer les esprits et les coeurs à l’événement qui approchait puisqu’il avait été annoncé pour le 31 octobre 1982. Elle mettait les écoles dans le coup et préparait des concours assortis de prix alléchants: pèlerinages « sur les pas de Marguerite Bourgeoys au Québec», livres et documents concernant la nouvelle sainte.

Quant à Sœur Monique Daigle, elle se lançait, à la demande du père évèque, Mgr André Fauchet, dans un cours biblique pour un groupe d’adultes, le groupe de formation missionnaire. Après cette expérience, elle devait aussi s’occuper de la formation de catéchistes avec des prêtres et des laïcs. Elle était chargée de la formation de multiplicateurs. Sœur Monique le faisait avec cœur mais son grand désir restait d’enseigner aux jeunes dans une vraie classe.

C’étaient les débuts. Pendant les deux premiers mois, nous étions hébergées chez nos sœurs de la Providence qui nous initiaient à la vie troyenne. Pour un accueil, c’en était tout un. Nous en profitons pour leur redire notre merci du cœur !
Bien des événements se sont succédés depuis trente ans! Nous osons croire et espérer que sainte Marguerite Bourgeoys est mieux connue de ses concitoyens et que son audace, son intrépidité, sa foi indéfectible, son espérance ont interpellé de nombreux Troyens. Marguerite nous invite à imiter la vie voyagère de Marie visitant sa cousine Elisabeth en ne négligeant aucun déplacement que la charité, le service du prochain, l’instruction pourraient nous inspirer. Servir les autres en se dérangeant pour eux, vivre la volonté de Dieu dans le quotidien, ne vouloir plaire qu’à lui seul, sans chercher à paraître, en toute simplicité, respecter en chaque personne sa dignité d’enfant de Dieu: voilà autant d’aspects de la vie de sainte Marguerite qui pourraient nous habiter ce soir. Marguerite nous montre toujours la route. Elle marche avec nous.

Pourquoi ne marcherait-elle pas avec tous ?

Gervaise Deschênes, CND

 

 

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