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L'heure juste

Groupe Solidarité Justice

Je me souviens

Les souvenirs de nos vingt ans 

 

C’était où?

C’était qui?

C’était quand


Rideau sur l’exécutif

Échange

À leur réunion du 16 mars, les membres du comité exécutif ont échangé à partir du texte « Ouvrir la voie au féminisme de demain » signé par 200 Québécoises et paru dans Le Devoir le 8 mars dernier. On y définit d’emblée le féminisme comme étant contre une seule chose, l’injustice, et non contre des personnes. Avec les signataires, nous reconnaissons que les conditions ne sont pas les mêmes pour toutes les femmes au départ et que le féminisme est le résultat d’un engagement collectif. Considérant que les systèmes discriminent, nous nous disons que le féminisme est effectivement un projet de société et non une initiative individuelle.

Changement d’alliance écologique

Depuis quelques années, le lien du Groupe Solidarité Justice avec le mouvement écologique passait par l’appartenance à la Coalition Québec meilleure mine. Il a toujours été difficile de trouver comment participer à cet organisme qui réunit surtout des groupes citoyens impliqués sur le terrain. Des contacts avec Fondation Rivières ont amené le comité exécutif à opter pour l’adhésion à ce collectif qui nous ramène à notre préoccupation initiale pour la protection de l’eau. La Fondation définit sa mission comme suit : « œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l’eau ». Concrètement, la Fondation Rivières intervient sur des dossiers chauds reliés directement ou indirectement à la question de l’eau tels les projets de centrales électriques, le pipeline Énergie Est, les gaz à effet de serre et les changements climatiques. Denise Brunelle sera la déléguée du Groupe Solidarité Justice à cet organisme.

Participation à la rencontre festive du 2 avril

La grande majorité des membres ont confirmé leur adhésion au Groupe Solidarité Justice et une trentaine de personnes ont confirmé leur présence à la rencontre festive du 2 avril. Un bon nombre de membres ont exprimé leur regret de n’être pas de la partie. Bonne nouvelle : la journée sera filmée par Lisette Drainville et le DVD sera disponible quand Lisette aura trouvé le temps de le monter.


En votre nom

Projet de déclaration du ROJEP

Depuis quelques années, le ROJEP est engagé dans une démarche de solidarité avec les autochtones. Dans le contexte de cet engagement, le ROJEP a élaboré un projet de déclaration en réponse à la Commission Vérité et réconciliation sur les pensionnats autochtones. Le projet s’appuie sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des autochtones. Après avoir examiné les engagements que prend le ROJEP, notre comité exécutif, même s’il trouvait le projet ambitieux, a convenu de donner l’appui du Groupe Solidarité Justice à ce projet de déclaration. Nous en avons profité pour inviter le ROJEP à inclure les femmes disparues ou assassinées dans sa démarche de solidarité autochtone.


Bonne nouvelle

Prix d'excellence pour Relations

Décerné chaque année par l'organisme Impératif français, le prix Lyse-Daniels honore des personnes et des organismes qui se sont distingués par leur contribution à la promotion et au rayonnement de la langue française et de la culture d’expression française. Le jury a tenu à souligner l'inestimable contribution de Relations à «la recherche sur les enjeux sociaux, politiques et culturels de la société. Par la qualité et la rigueur de ses écrits, la revue est clairement orientée vers la justice sociale. Beau cadeau de 75e !


Nouvelles du ROJEP

Le 2 février, le ROJEP se donnait une journée de formation sous le thème : « Une nouvelle Terre! Ensemble elle devient possible ». Deux conférences ont ponctué la journée.

La première conférence, de Pierre Dupras, a parlé des systèmes géomatiques lesquels sont utilisés pour gérer les informations sur nos écosystèmes et l’infrastructure qui soutient la vie humaine sur notre biosphère, la planète Terre. Il a confirmé que le réchauffement climatique est une réalité indéniable et que les signes en sont très visibles .

Monsieur Dupras a aussi révélé ce que tout le monde pointe du doigt, la croissance effrénée. Pour lui la croissance n’est que la conséquence d’un système encore plus pernicieux qui est le système bancaire basé sur l’endettement des pays et des personnes. Le niveau d’endettement est constamment à la hausse, ce qui pousse les pays à accélérer la production et la croissance pour pouvoir payer la dette.

La deuxième conférence a été donnée par Geneviève Talbot, chargée de recherche et de plaidoyer pour Développement et Paix. Elle a signalé la présence importante des organismes de la société civile et des groupes environnementaux à la COP21, mais de leur peu de pouvoir faute de participer aux négociations. Elle a fait état de quelques résultats positifs et des lacunes de COP21. Selon elle, la question fondamentale qui n’a pas été posée à Paris, c’est le lien entre le modèle de développement actuel et les changements climatiques.

À retenir :

les luttes à venir 

  • Veiller à ce que le gouvernement canadien remplisse ses engagements.
  • Veiller à la cohérence entre les engagements pris par le gouvernement canadien et les politiques réelles mises en place.
  • Surveiller l’accord transpacifique à venir.

Fenêtres ouvertes

Cette section de l’Heure juste est rédigée

avec la précieuse contribution des membres du comité exécutif :

  • sur les droits des femmes : Céline Beaulieu
  • sur la lutte contre la pauvreté : Francine Fournier
  • sur le respect de la planète : Josée Sarrazin
  • sur démocratie et participation citoyenne : Denise Brunelle

 

Droits des femmes

Le féminisme en question…

Récemment, la question du féminisme a fait des vagues. Des femmes ministres refusaient de se dire féministes; l’étiquette « égalitaires » semblait mieux leur convenir. Comme si l’égalité n’était pas l’un des objectifs majeurs du féminisme! Leur marque de commerce : la réussite individuelle. Comme si celle-ci était réellement toujours possible. C’est oublier que les chances sont loin d’être égales et que les moyens ne sont pas à la portée de toutes.

Début mars, il y eut, au Centre des congrès de Montréal, le Sommet des femmes convoqué par des femmes leaders dont Lise Payette. Le Sommet visait à discuter du pouvoir : le pouvoir social, le pouvoir économique, le pouvoir politique. Il devait faire ressortir les actions prioritaires pour obtenir collectivement une égalité de faits. Or le mouvement des femmes, dont la FFQ, ne s’y est pas reconnu, car il s’est organisé sans les groupes de femmes. Les intervenantes y parlaient en leur nom, exprimant leur propre vision, promouvant leurs propres solutions.

Le « vrai » féminisme n’est-il pas essentiellement collectif? Il reconnaît les discriminations causées par la conjonction des systèmes patriarcal, capitaliste, colonialiste… qui rendent les chances inégales. Ce n’est pas vrai que les femmes discriminées peuvent contrer les systèmes par leurs propres moyens. Une force organisée est essentielle, le mouvement des femmes qui détient la clé du changement réel vers l’égalité de droits et de faits. Ainsi en est-il de la Marche mondiale des femmes.

 

Un Québec sans pauvreté

Le tiers-monde au Nunavik

Avez-vous déjà visité une prison? Une prison en Amérique latine? Moi je vous dis que le centre de détention des femmes que j’ai vu au Honduras est beaucoup plus « humain » que ce que notre province offre à nos sœurs et frères indigènes du Nunavik. Là-bas, je me souviens, il y avait un grand terrain pour le sport ou la promenade. Aussi un lieu bien organisé pour langer les petits (on garde avec soi son bébé s’il a moins de 2 ans). Pas plus de justice pénale, j’avoue… mais enfin, nos autochtones d’ici sont-ils des animaux? Quelles failles, quelle discrimination, quelle indifférence pourries dans notre système? Le tiers-monde, ici où ailleurs, a les mêmes effets de violence et de souffrances sans nombre. « Sept femmes dans une minuscule cellule. Toilettes bouchées… » (Le Devoir 2016-02-19, à la une) Et si on allait y voir de près, pour ensuite élever la voix? Je nous y invite….

Respect de la planète

(…) toutes les créatures sont liées, chacune doit être valorisée avec affection et admiration,

et tous en tant qu’êtres, nous avons besoin les uns des autres.Loué sois-tu, article 42.

Culture urbaine domestique

J’ai lu ceci récemment et j’ai pensé vous en faire part. Il est question des moyens de cultures originales pour satisfaire le désir d’avoir une alimentation locale et aussi contrer la hausse des prix des aliments.

Le CRAPAUD (Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable) a comme mission, entre autres, de développer et promouvoir une agriculture urbaine plurielle, accessible, créative. Une technique a été expérimentée à l’UQAM qui consiste à faire pousser des laitues et des fines herbes dans un système hydroponique à base de tuyaux. Une pompe fait circuler l’eau, ce qui permet aux légumes de grandir sans jamais avoir à les mettre en terre. «C’est un système qui peut être installé partout, peu importe la longueur des tuyaux, à l’horizontale comme à la verticale», explique M. Gomez.

Autre succès du CRAPAUD, les micropousses. Il s’agit de semences de légumes récoltées après quelques jours pour les feuilles et les tiges. « Il faut au moins deux mois en terre à un radis avant de pouvoir être récolté, alors que nos pousses de radis sont prêtes en cinq jours », souligne Luis Gomez, Luis Gomez, coordonnateur du collectif. Faciles à cultiver, les barquettes de micropousses peuvent être laissées à la fenêtre afin d’avoir un peu de soleil et le tour est joué.

Autre exemple : une Montréalaise fait pousser ses propres légumes pendant presque toute l’année grâce à des boîtes en cèdre et des toiles en plastique.

Démocratie et participation citoyenne

Force de la résilience citoyenne

La télévision d'État nous offrait, la semaine dernière, un Grand Reportage sur l'histoire de la lutte pour la sauvegarde du Mont Orford. Regarder avec une certaine distance un évènement qui a bouleversé le Québec et qui s'est soldé par une victoire remarquable nous secoue et nous redonne du souffle pour entreprendre ou continuer nos luttes d'aujourd'hui. Quels sont les éléments qui ont motivé le groupe et lui ont donné la force de braver tous les obstacles? Après l'indignation, l'organisation...

Pendant quatre ans et deux mois l'équipe SOS-Mont Orford s'est réunie pour coordonner les indignations venues de toute la population. La situation locale a inquiété tout le monde à cause des conséquences pour le futur de tous les parcs nationaux. Se faire voler un joyau de notre patrimoine ouvrait la porte toute grande à la remise de notre richesse collective aux mains de promoteurs privés. La montagne, parc de condos? NON.

Le réveil général qu'a provoqué cet événement met en relief la résilience de notre peuple québécois. Malgré la loi du 6 mars 2006, passée une nuit et sous le baîllon par le gouvernement Charest afin de céder une partie du parc, malgré les arguments économiques soigneusement enrubannés par les chambres de commerce et autres regroupements mercantiles, la Coalition SOS-Mont Orford, appuyée par une forte participation citoyenne venant de tous les coins de la province, a fini par gagner la bataille. Le Mont Orford est redevenu Parc National.

Quand nous analysons aujourd'hui le pourquoi de cette réussite, force nous est de croire au miracle de la participation citoyenne. Faire passer le bien commun avant les intérêts particuliers devrait devenir un réflexe quotidien. Ce n'est pas toujours facile de marcher contre des vents dominants, mais le résultat d'un groupe peut nous inspirer et nous tenir en éveil. Le gouvernement ou toute industrie doit maintenant tenir compte de l'acceptabilité sociale avant de s'imposer impunément.

Le Groupe Solidarité Justice a travaillé dans ce sens depuis vingt : fêtons cette résilience!


À l’agenda

 

À Québec

Le mercredi 30 mars 2016 à 12 h 00, devant le ministère de l'Emploi et de la Solidarité Sociale, 425 Saint Amable, manifestation : Objectif Dignité: contre le projet de loi 70 à l'aide sociale.

Le mercredi 30 mars 2016 à 18 h 30, au Bal du Lézard : 1049, 3e Avenue, conférence : L'implication citoyenne et la politique des femmes à Québec.

Le vendredi 1er avril 2016, à 13 h 30, à l’Université Laval, - Pavillon Paul-Comtois - Local 1110-1116, panel Vers une agriculture et une alimentation durables.

Le lundi 11 avril 2016 à 16 h 30, à l’Université Laval, à Québec - Pavillon Alphonse-Desjardins - Salle Hydro-Québec, Regards croisés sur la notion de justice environnementale.

Le mercredi 27 avril, de 19 h 00 à 21 h 30, au Centre culture et environnement Frédéric Back (870 ave. de Salaberry), soirée Relations La santé au Québec.

Le jeudi 28 avril 2016 à 13 h 30, au Centre des femmes de la Basse-Ville : 380 St-Vallier O., café-rencontre femmes : Les luttes des religieuses.

 

À Montréal

Le mercredi 30 mars de 18 h 00 à 20 h 00, à Montréal, arts interculturels 3680, rue Jeanne-Mance panel : Féminisme, défense des droits et rapport à l’État par L’R des centres de femmes.

Le mercredi 30 mars 2016 à 18:00, à Montréal, arts interculturels (M.A.I): 3680 rue Jeanne-Mance, 40 ans de la Charte & 50 ans de la FFQ par la Commission des droits de la personne.

Le jeudi 31 mars, à 10 h 30, au Carré Phillips, manifestation pour un meilleur partage de la richesse organisé par la Coalition main rouge.

Le lundi 4 avril, de 17 h 30 à 19 h 30, à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, lecture biblique, Les miracles ne respectent pas les coutumes et les frontières avec André Myre.

Le samedi 9 avril, de 16 h 00 à 20 h 00, au Centre Justice et foi, 25, rue Jarry O., rencontre-célébration du Carrefour Montréal. Les participantEs apportent un plat froid pour le partage.


À la source

Que vous ayez ou non eu la chance de participer au congrès de l’Entraide missionnaire, en septembre dernier, vous trouverez intérêt au dossier du congrès Droits des femmes, des luttes toujours actuelles. Entre autres interventions, Marie-Paule Lebel a présenté l’ARDF dans une présentation intitulée De la promotion des femmes à la défense de leurs droits. Pour se procure le dossier, s’adresser à secretariat@lentraidemissionnaire.org ou téléphoner au numéro 514 270-6089.

 

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