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Venez et voyez 5e dim du Carême Année B

Pauline Boisvert, CND

NOUS VOULONS VOIR JÉSUS

Recevoir la parole

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12, 20-33

20  Parmi les Grecs qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu durant la Pâque,

21  quelques-uns abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée. Ils lui firent cette demande: "Nous voudrions voir Jésus"

22  Philippe va le dire à André; et tous deux vont le dire à Jésus .

23  Alors Jésus leur déclare: "L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié.

24  Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit.

25  Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle.

26  Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.

27  Maintenant, je suis bouleversé. Que puis-je dire? Dirai-je: "Père, délivre-moi de cette heure?" Mais non! C'est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci.

28  Père, glorifie ton nom." Alors du ciel, vint une voix qui disait: "Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore."

29  En l'entendant, la foule qui se tenait là disait que c'était un coup de tonnerre; d'autres disaient: "C'est un ange qui lui a parlé."

30  Mais Jésus leur répondit: "Ce n'est pas pour moi que cette voix s'est fait entendre, c'est pour vous.

31  Voici maintenant que ce monde est jugé; voici maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors;

32  et moi quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes."

33  Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

Creuser la parole

INTERVIEW ENTRE JEAN ET UN JOURNALISTE

Peux-tu, Jean, nous situer le récit que nous venons de lire car je trouve certains passages difficiles à comprendre?

En lisant ce texte, on peut avoir l'impression que Jésus est vraiment "parti pour la gloire" dans le sens où on l'entend habituellement. Il vient de ressusciter Lazare et beaucoup de Judéens croient maintenant en lui; à Béthanie, on a fait un grand souper en son honneur et, le lendemain, il est entré dans Jérusalem sous les acclamations de la foule lors du dimanche des rameaux. Alors rien d'étonnant à ce que des Grecs expriment le désir de voir Jésus puisque tout le monde parle de Lui.

Qui sont ces Grecs?

Ce sont des gens venant de la Grèce qui se sont probablement convertis à la foi juive. Ils observent certaines pratiques juives, notamment les pèlerinages. Peut-être ont-ils été spectateurs de l'entrée triomphale de Jésus dans la ville? Ils veulent le rencontrer, lui parler, avoir l'honneur de lui serrer la main. On dirait aujourd'hui qu'ils désirent repartir avec un autographe. La curiosité les envahit. Est-ce que ce sont des "fans" qui veulent voir une vedette?

Mais il y a un sens plus profond à vouloir voir Jésus. C'est plus que le simple regard. Il s'agit de découvrir, au-delà de l'apparence, le visage caché de la personne: son mystère. Ce qu'ils ont vu n'est pas sa vraie gloire. Le temps de la gloire terrestre est déjà fini, pour lui, il va entrer dans une autre sorte de gloire. Jésus va faire passer ses auditeurs à une autre compréhension, celle pour laquelle il est venu.

Quelle est donc cette autre signification de la gloire?

Jésus, selon son habitude, va utiliser des images ou une courte parabole. Il entrera dans sa gloire comme le grain de blé: en s'enfouissant dans la terre et en mourant, i.e. en se laissant transformer et en redevenant vivant. La semence enfouie sous la terre va revenir à la vie, multipliée. C'est assez surprenant et inattendu.

De sa mort, un peuple nouveau va naître. De sa mort, Dieu fera surgir la vie spirituelle pour tous et toutes. C'est la seule manière de donner des fruits. C'est différent que de se faire voir en accomplissant des miracles. Jésus va situer sa vie dans le sens qu'elle a pour Dieu.

Peux-tu nous donner l'étymologie du mot gloire?

Le mot hébreu traduit en français par gloire, signifie en réalité "être lourd". Appliqué à un être humain c'est tout ce qui lui permet d'avoir du poids, d'être "pesant" socialement. Appliqué à Dieu, ce sera donc le poids de son amour. (Dieu est pesant de son amour)  Jésus manifestera son amour en allant jusqu'au bout de l'amour i.e. en donnant sa vie pour ceux et celles qu'il aime. L'heure de sa mort par amour sera aussi l'heure de la glorification. C'est son pesant d'or.

Comment gloire et mort peuvent-elles se rejoindre?

Jésus va nous donner la preuve suprême de son amour en acceptant la mort qu'on lui impose. Cela a du poids aux yeux de son Père et aux yeux des croyant-e-s. Il met tout son poids dans la balance et nous sommes sauvés. Le croyant-e devient la gloire de Dieu. (Je suis la gloire de Dieu) Saint Irénée disait: "La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant."

Au verset 23, tu dis que l'heure est venue pour que le Fils de l'homme soit glorifié.

Oui, ça ne veut pas dire que c'est l'heure de la popularité pour Jésus, je veux dire que c'est le moment où l'identité de Jésus et sa mission seront pleinement révélées. Il pourra être reconnu pour ce qu'il est vraiment: il est Dieu. Mot difficile pour nous parce que dans notre langage courant, la gloire évoque quelque chose qui n'a rien à voir avec Dieu. Pour nous,  la gloire c'est le prestige, la renommée, l'auréole qui entoure une vedette, sa célébrité. Dans la bible, la gloire de Dieu, c'est sa Présence. Le mot glorifier veut dire révéler la Présence de Dieu.

Quand Jésus dans sa prière dit: "Père, glorifie ton nom", on peut traduire: "Père, fais-toi connaître, révèle-toi tel que tu es, révèle-toi comme Dieu d'amour, comme le père très aimant." Il est celui qui attirera à lui tous les êtres humains puisque sa mission consiste à rassembler tous les enfants de Dieu dispersés.

Que veut dire cette voix entendue: "J'ai glorifié mon Nom et je le glorifierai encore" au verset 28?

Ça veut dire: "je vous ai révélé la vérité de mon être et je le ferai encore. À l'heure de sa mort surtout vous serez en mesure de découvrir l'ampleur de son amour pour la personne humaine. Il n'est qu'amour. C'est ça son identité. Et au verset 30, Jésus ajoute: "C'est pour vous que cette voix s'est fait entendre" afin de vous convaincre de la Bonne Nouvelle de l'amour de Dieu pour l'humanité.

Quel est le sens de : Qui aime sa vie la perd; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle?

Ce texte est difficile à traduire. Il oppose "aimer sa vie" et ne "pas l'aimer" i.e. "s'en départir, la donner". Cela rappelle le paradoxe de l'amour. On pourrait dire: trop s'attacher à sa vie (trop s'aimer) et se détacher de sa vie (la perdre). Celui qui s'attachera trop à sa vie comme le fait un égoïste, par exemple, et qui ne vit que pour lui sans s'occuper des autres, dans une fermeture stérile de lui-même, celui-là, la perdra. Tandis que celui qui se détache de ses aises, de son confort, qui se laisse déranger, en aidant les autres dans le besoin, il gardera sa vie, parce que celui-là obtiendra la vie éternelle. Il la gardera pour toujours.

Maurice Zundel a bien exprimé ce paradoxe en disant qu'il nous faut "sortir de soi", cesser de graviter autour de soi, sinon il n'y a pas d'avenir pour le chrétien-ne.  Et la meilleure manière de sortir de soi, est le don de soi dans la générosité.

Mais comment est-ce possible? Comment cela se fera-t-il?

En laissant rentrer l'amour dans notre vie. En se laissant aimer d'abord par l'autre et aussi par l'Autre qui est Amour. Quand on est porté dans le coeur d'un autre, notre vie ne peut être que donnée à cet autre. Vous en avez certainement fait l'expérience au plan humain. Quand on est aimé par Dieu, notre vie ne peut qu'être donnée à Dieu et aux siens. Et il se peut qu'en cours de route, la souffrance s'infiltre dans le don de toi-même. Rappelez-vous la parole de Jésus: "Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi." (Jn 15, 20)

Tout ça n'est pas très rassurant mais peux-tu continuer de nous expliquer le message quand même.

Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive et porte sa croix.  Les croix d'aujourd'hui ont peut être changé de forme. Elles peuvent s'appeler diffamation, domination, dictature, prison et torture. Les personnes qui s'engagent à défendre les droits humains n'ont pas souvent la vie facile. Les gens qui sont des aidants naturels à la maison avec une personne démunie, rencontre des difficultés. Il y a des bénévolats exigeants à certaines heures. Il arrive que parfois ce sont des pardons difficiles à accorder. Et combien d'autres activités pourraient être énumérées ici et qui pourraient porter le nom de croix Dans tous les cas, il faut aller puiser l'amour nécessaire dans le coeur de Celui qui aime infiniment, pour réussir à servir et à porter sa croix comme Jésus.

J'ai déjà vu une émission de T.V. ayant pour titre: "Qui perd, gagne". C'étaient des personnes obèses qui faisaient des exercices physiques afin de perdre du poids pour gagner en santé.

Par cette expression "Qui perd, gagne", Jésus nous enseigne que l'on peut gagner en perdant. C'est paradoxal. Nos pertes peuvent engendrer des gains. Avec Jésus, plus on perd, plus on gagne. Les gains sont plus nombreux que les pertes. Voulez-vous gagner, apprenez à perdre. Finalement ce que j'ai à perdre, c'est ce qui fait obstacle à l'amour dans ma vie. Laisse-toi gagner par le Christ et alors tu verras à peine ce que tu perds. C'est à l'intérieur d'une relation à Dieu que l'on apprend le mieux à perdre.

As-tu des exemples à nous donner?

Perdre de l'argent en faisant la charité. C'est ce que vous faites le plus couramment.

Perdre du temps à la prière, c'est gagner en intériorité, c'est grandir dans l'amour de Dieu.

Perdre du temps à rendre service: visite à l'hôpital, au centre d'accueil, transporter quelqu'un en auto, c'est gagner la joie d'avoir rendu des personnes heureuses.

Perdre une soirée de T.V. (hockey) pour écouter quelqu'un de malheureux au téléphone.

Perdre ses caprices pour faire plaisir à quelqu'un de triste.

Perdre son emploi à cause d'un refus de fraude au travail, c'est gagner en fidélité à Dieu.

Perdre une occasion de prestige ou de gloire pour valoriser quelqu'un de plus jeune à ma place.

Perdre tes idées sur Dieu pour prendre celles de l'Évangile.

Parler avec son cœur, c'est perdre sa dureté de cœur, son indifférence à l'autre, pour rendre la vie plus agréable autour de soi.

Perdre ce qui me replie sur moi-même afin de mieux penser à l'autre, de lui faire du bien.

Saint Paul va dire: "Le Christ est ma vie et la mort m'est un gain." (Ph 1,21) Pour le chrétien-ne, la mort est moins une perte qu'un gain.

Mathieu dira: "Quiconque aura quitté à cause de moi, ses frères ou ses sœurs ou son père ou sa mère, recevra le centuple et héritera de la vie éternelle." (Mt 19, 29)  Dans  l'Évangile, pour gagner, il faut savoir perdre. Ta vie, tu peux la garder pour toi seul mais de cette manière, tu la perdras. Tandis que si tu la donnes à d'autres personnes, tu y gagneras leur amitié, leur gratitude et Dieu te récompensera au centuple.

À une novice qui disait à Thérèse de Lisieux: "Quand je pense à tout ce que j'ai à acquérir pour devenir une sainte." Thérèse répond: "Dites plutôt à perdre."

Par la pratique de ce principe évangélique: "Qui perd, gagne", le coeur respire et aspire Dieu.

Pourrais-tu apporter plus de lumière sur la citation: "Le prince de ce monde va être jeté dehors… Élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi."

À mots couverts, Jésus nous parle de victoire. Dans ces deux phrases apparemment dissemblables, c'est de la même victoire dont il s'agit: celle de répandre la vérité, celle de la révélation de Dieu. Le prince de ce monde, est celui, qui depuis le jardin de la Genèse, nous bourre la tête d'idées fausses sur Dieu.  Il sera vaincu parce que Jésus en mourant sur la croix prouvera son amour pour l'humanité de façon incontestable. Il sera même capable de compassion envers ses bourreaux: "Père, pardonne-leur…" Désormais en levant les yeux vers la croix, instrument du triomphe de l'amour, plusieurs seront attirés par Lui. Sa mission est accomplie. Que l'humanité entende enfin la Bonne Nouvelle de l'amour de Dieu. "C'est pour vous, dit Jésus, que cette voix s'est fait entendre." Accueillons-la en notre cœur.

Quelle conclusion pourrais-tu apporter, Jean?

Sur la fin du carême, l'évangile nous replace devant notre option fondamentale, notre désir de voir Jésus et de croire en lui. il nous rappelle également que le chemin où nous suivons le Christ comporte un passage obligatoire à travers la mort. Ce passage mène à la vie, pourvu que nous suivions les traces de Jésus en acceptant de vivre le "Qui perd, gagne" . Choisissons à notre tour de donner notre vie avec amour, de porter du fruit en abondance comme Lui.

CHEMINER AVEC LA PAROLE DE DIEU

Jésus s'est dessaisit de sa vie volontairement. Ce qu'il nous enseigne, c'est la capacité que nous avons, avec son aide, de nous dessaisir de nous-mêmes pour atteindre une pleine maturité spirituelle dans le partage et l'amour et aussi, devenir pleinement fils et fille du Père. Que voudrait dire pour moi, dans ma vie personnelle, se dessaisir de ma vie?

Les Grecs veulent voir Jésus. Est-ce à la manière de "fans" qui veulent voir une vedette ou s'ils sont en recherche de celui dont parlent la loi et les prophètes? Est-ce une démarche de foi? Et moi, suis-je habité par le désir de voir Dieu?

Le désir de voir Jésus au long de notre cheminement spirituel est probablement présent. Cette attirance, le chrétien-ne la vit durant son parcours. Son désir s'amplifie même. À quelle démarche concrète consens-tu pour te donner les moyens de le voir.

Et moi, quand je dis vouloir voir Dieu, qu'est-ce que je veux voir? Des miracles? Des manifestations extraordinaires? Reconnaître en Lui, un être pour qui l'amour est super important et le contempler dans cet amour? Demandons l'intelligence des Écritures, être capable de lire entre les lignes, la véritable identité de Jésus?

Souvenons-nous que Sainte Thérèse d'Avila a fortement exprimé son désir de voir Dieu. Et elle écrivait qu'elle n'a jamais si bien vu Dieu que le jour où elle s'est laissée regarder par Dieu. Confions-lui notre désir de voir Dieu, c'est notre grande sœur après tout.

Jésus promet qu'il attirera à lui tous les hommes et toutes les femmes lorsqu'il sera élevé en croix (verset 32) Avez-vous déjà senti Jésus vous attirer plus près de lui?

La mention d'intermédiaires, Philippe et André, est significative: les Grecs n'ont pas vu Jésus par eux-mêmes mais ils l'ont connu grâce à l'intervention de deux apôtres. Est-ce que je peux repérer des personnes qui m'ont aidé à voir Dieu ? Est-ce que j'ai été moi-même un intermédiaire pour d'autres afin que leurs yeux s'ouvrent sur Dieu?

Jésus parle du grain de blé qui meurt et qui produit du fruit. Il se l'applique à lui-même et il se donne en exemple en disant que celui qui veut être son disciple doit faire de même, ne pas tant chercher à se faire voir mais à s'enfouir et mourir. C'est la seule manière de donner des fruits. Comment je reçois cette affirmation? Est-ce trop difficile à entendre?

Une autre comparaison, semblable au grain de blé, est celle des trois étapes de croissance du ver à soie. Le ver à soie deviendra une chenille puis formera un cocon appelé chrysalide puis par la suite se transformera en un joli papillon. Ce sont plusieurs morts dans la vie du ver à soie qui donneront un très beau résultat: voler de ses propres ailes.

Dans une relation, il arrive que l'autre nous fasse passer par de petites morts successives. Se souvenir que toute mort bien vécue, resurgit en abondance de vie et améliore la relation.

Jésus a vécu le "Qui perd, gagne" et le grain de blé enfoui dans la terre. Il va sans dire que le disciple est invité, dans les aléas et revers de son existence, à mettre en pratique ce principe évangélique car il a probablement présent au cœur ce désir de ne plus faire qu'un avec Lui.

La longévité de l'aigle est un bon exemple. Rendu à un certain âge, l'aigle doit se retirer de la circulation parce que son bec trop recourbé et ses vieilles griffes l'empêchent de se nourrir. Il doit frotter son bec contre le roc et l'arracher de même pour ses griffes et ses plumes. Une sorte de "Qui perd, gagne" à vrai dire. Pendant six mois, il se donne une cure de rajeunissement où il est complètement renouvelé. Il reçoit une nouvelle jeunesse et peut vivre très vieux.

Demander à Jésus comment vivre concrètement le "Qui perd, gagne" dans ma vie spirituelle.

Le carême est le meilleur temps pour jouer à "Qui perd, gagne".

À cause de Jésus, notre vie devient la gloire de Dieu.

PRIER AVEC LA PAROLE

J'aime te contempler, Jésus, dans l'humilité qui te caractérise. Tu parles du grain de blé enfoui dans la terre et qui engendre la vie. C'est l'image que tu as trouvée pour nous confier tes sentiments. C'est sûrement l'amour présent dans ton coeur qui peut te faire parler comme ça. Et j'aime contempler cet amour si puissant et prometteur de vie. Je te bénis et te rends grâce pour nous avoir révélé celui que tu es. Merci pour tes confidences qui font surgir l'espérance en la fécondité spirituelle.

Comme les Grecs, je veux te voir. Non pas comme un spectateur qui regarde un événement mais je veux te voir de l'intérieur pour mieux te connaître et t'aimer, découvrir le très grand amour qui fait battre ton cœur afin de m'en pénétrer et pouvoir agir comme toi. Je te le demande avec foi, j'en ai au moins gros comme une graine de moutarde, pour moi personnellement et pour tous ceux et celles qui font partie de mon peuple.

Tout au long de ta vie, tu as vécu le "Qui perd, gagne". Tu es un modèle d'humilité et de liberté. Pour moi, à certains jours c'est plus difficile pour ne pas dire impossible de vivre cela. Mais avec toi, je connaîtrai la victoire. Qu'est-ce que j'ai tant en moi de si précieux et que je ne veux pas perdre et qui retient ma générosité? Après tout, n'ai-je pas tout reçu ce que j'ai? Pourquoi ne pas consentir à le perdre quand c'est nécessaire? Je te confie mes interrogations. Que ta lumière m'envahisse, éclaire mes choix et m'aide à consentir à perdre pour gagner. À cause de toi, je crois que je gagnerai en perdant.

Après toi et avec toi, Jésus, je veux redire: "Père, glorifie ton nom", fais-toi connaître, révèle-toi tel que tu es, comme le Dieu d'amour, comme un père aimant. Que par ma vie, je puisse te glorifier, je puisse révéler ta Présence tout aimante. Attire-moi à toi sans oublier de rassembler tous tes enfants dispersés. Amen!

 

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